le gouvernement met la pression sur l’industriel


L’usine de Béthune (Pas-de-Calais) est en sursis. Après une réunion lundi 21 septembre entre la direction, les élus de la région et les ministres du Travail et de l’Industrie redonnent quelques espoirs aux salariés de Bridgestone. « Ils auraient pu dire aujourd’hui, ‘la porte est fermée, il n’y a pas de discussions’. Mais on peut se raccrocher là-dessus », reconnaît lundi soir Bruno Wable, représentant CGT. Le sujet est devenu très politique, le gouvernement ayant annoncé une « contre-expertise » sur la fermeture du site. « En France, il y a des lois qui font que quand on veut lancer un plan de sauvegarde de l’emploi, on doit justifier de difficultés économiques, s’assurer du dialogue social. Je pense que la direction de Bridgestone l’a bien compris », a indiqué sur place la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

Les élus et l’État ont proposé à Bridgestone des aides publiques pour moderniser le site. « Ça va leur coûter plus cher de faire un plan social que d’investir sur le site avec le soutien de l’État et des collectivités locales », a martelé, Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France. Mais le fabricant de pneus japonais a indiqué que la cessation d’activités était la seule option pour lui. Il s’engage cependant à soutenir des solutions alternatives.

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