Gérard Larcher, l’autre président



Ce lundi 14 septembre, c’est son anniversaire. Gérard Larcher a 71 ans. Est-ce qu’il aura le temps de le fêter ? Pas du tout. L’affaire est sérieuse. La campagne pour les élections sénatoriales bat son plein. Ce jour-là, le président du Sénat prend un train pour la Drôme à 7h12. A 10h30, il rencontre des acteurs économiques locaux. A 12 heures, il déjeune avec des maires du département. A 14h30, il écoute les agriculteurs, éleveurs et chasseurs du territoire. A 17h30, il est à Montélimar pour parler avec des élus locaux. A 18h30, il est sur scène, pour une réunion publique face aux « grands électeurs » de la région. A 22h53, le train du retour entre enfin en gare de Lyon. Le sénateur des Yvelines prend sa voiture pour retrouver son épouse à Rambouillet. Quand il arrive chez lui, il est à peine minuit. Juste le temps de souper.

Le troisième personnage de l’Etat a « la pêche ». Le 27 septembre, jour des élections sénatoriales, Gérard Larcher espère bien garder le Sénat à droite. Il a même en tête d’augmenter le nombre de sénateurs Les Républicains (LR) à la Chambre haute – ils sont aujourd’hui 144 – et diminuer la présence dans l’hémicycle de La République en Marche (LREM), qui y compte 23 parlementaires. « Le rêve de Larcher, c’est qu’il n’y ait que des socialistes à la place des “marcheurs”, ça lui irait très bien ! » peste un de ses adversaires. Il devrait aussi conserver la présidence du Sénat, le « plateau » dans le jargon, comme lors des dernières sénatoriales. En 2017, ap

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nouvelobs

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