Jospin, Lewinsky, Poutine… Les confidences de Chirac à Clinton


Dans son bureau à l’Elysée, Jacques Chirac enrage. Ce lundi 2 juin 1997, il vient de nommer à Matignon Lionel Jospin, vainqueur, la veille, des élections législatives. C’est la composition du gouvernement « gauche plurielle » qui l’exaspère. En public, cohabitation oblige, il n’en dit rien. Mais, quand Bill Clinton l’appelle du bureau Ovale pour le consoler de sa défaite, il se lâche : « Etre à trois ans du XXIe siècle et avoir des ministres communistes, c’est de la folie, simplement de la folie ! »

Au-delà de leur fonction respective et de l’alliance qui unit la France et les Etats-Unis depuis deux siècles, « Jacques » et « Bill » furent de vrais amis. La présence de l’ancien président américain aux obsèques du premier, décédé il y a un an aujourd’hui, le prouve. La lecture des comptes-rendus de tous leurs entretiens, récemment déclassifiés outre-Atlantique, aussi. Elle montre également à quel point l’ancien chef de l’Etat, souvent opposé à la politique étrangère américaine, était visionnaire. Et à quel point il pouvait, en privé, avoir la dent dure…

« La Turquie doit être arrimée à l’Europe »

Au moment où il soutient manu militari Athènes face à Ankara, Emmanuel Macron sera certainement intéressé de connaître le point de vue de Jacques Chirac sur les Turcs et les Grecs. Il y a vingt-trois ans, la question de l’entrée, à terme, de la Turquie dans l’Union européenne (UE) est posée. Jacques Chirac y est très favorable. « La Turquie est une puissance importante qui doit être arrim

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