Amy Barrett, une conservatrice parfaite pour la Cour suprême



La droite américaine revit sans cesse un cauchemar, il porte un nom: Souter. David Souter avait été nommé à la Cour suprême en 1990 par Bush père… avant de virer à gauche, au fil des années. En 2020, plus question de trahison: les juges sélectionnés par la mouvance conservatrice sont garantis 100% pure droite, sans date d’expiration! Et Amy Coney Barrett, le choix de Trump pour remplacer Ruth Bader Ginsburg -choix qu’il a annoncé samedi 26 septembre-, ne leur fera pas passer de nuits blanches.

Née en Louisiane il y a 48 ans, elle coche toutes les cases. Brillante, cette avocate a secondé plusieurs juges de la Cour suprême dont Antonin Scalia, héros des conservateurs. Elle est profondément religieuse, version catholique, et a montré une fidélité sans faille, comme prof de droit et juge de cour fédérale d’appel, aux « tubes » de la droite: avortement, contrôle des armes, immigration, etc. Maintenant que Mitch McConnell a verrouillé le soutien de tous ses sénateurs sauf deux, les Démocrates auront toutes les peines du monde à bloquer sa confirmation avant l’élection. Son premier dossier serait alors, une semaine après la présidentielle, Obamacare, la réforme de l’assurance-maladie obtenue par Obama. Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps: elle s’était indignée, en 2012, du vote de John Roberts, président de la Cour, qui avait sauvé la loi.

Manque de légitimité

Comme tous les candidats à la Cour suprême, elle montrera patte blanche pendant les auditions du Sénat. Elle a déjà professé en 2017 sa neutralité: « Je n’imposerai jamais mes convictions personnelles au détriment de la loi ». Les Démocrates ne sont évidemment pas dupes. Bob Casey, le sénateur de Pennsylvanie, a déjà décidé qu’il ne la rencontrerait pas: « Pourquoi voudriez-vous que je rencontre quelqu’un dont je sais déjà ce qu’elle décidera, sur chaque dossier? ».

Plus problématique: son manque de légitimité. Trump et les Républicains se précipitent pour la nommer, alors qu’en 2016, ils avaient bloqué pendant onze mois, jusqu’à la présidentielle, le juge choisi par Obama. Amy Coney Barrett est jeune (48 ans), mais elle risque de rejoindre une Cour suprême vieille, partisane et ayant perdu sa légitimité aux yeux des Américains.

La droite américaine revit sans cesse un cauchemar, il porte un nom: Souter. David Souter avait été nommé à la Cour suprême en 1990 par Bush père… avant de virer à gauche, au fil des années. En 2020, plus question de trahison: les juges sélectionnés par la mouvance conservatrice sont garantis 100% pure droite, sans date d’expiration! Et Amy Coney Barrett, le choix de Trump pour remplacer Ruth Bader Ginsburg -choix qu’il a annoncé samedi 26 septembre-, ne leur fera pas passer de nuits blanches.

Née en Louisiane il y a 48 ans, elle coche toutes les cases. Brillante, cette avocate a secondé plusieurs juges de la Cour suprême dont Antonin Scalia, héros des conservateurs. Elle est profondément religieuse, version catholique, et a montré une fidélité sans faille, comme prof de droit et juge de cour fédérale d’appel, aux « tubes » de la droite: avortement, contrôle des armes, immigration, etc. Maintenant que Mitch McConnell a verrouillé le soutien de tous ses sénateurs sauf deux, les Démocrates auront toutes les peines du monde à bloquer sa confirmation avant l’élection. Son premier dossier serait alors, une semaine après la présidentielle, Obamacare, la réforme de l’assurance-maladi…



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