La mairie de Marseille demande un délai de 10 jours avant la mise en place des nouvelles mesures


La ville de Marseille veut plus de temps. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 24 septembre, Benoît Payan, premier adjoint à la ville de Marseille, a demandé « au gouvernement dix jours avant la mise en place de nouvelles mesures. (…) D’ici là, il faut impérativement que ces mesures soient gelées ».

Michèle Rubirola, le Printemps d’une Marseillaise

« Nous demandons au ministre de revoir sa politique. (…) Nous voulons que l’Etat révise ses annonces », a aussi demandé le premier adjoint marseillais lors de sa conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé un « quasi-confinement sans que personne n’ait été concerté » dans la ville. Avant d’ajouter : « Se voir imposer de nouvelles mesures sans aucune concertation est vécu par Marseille comme un affront . »

La maire de Marseille « en colère »

Mercredi soir, le ministre de la Santé a annoncé la fermeture totale des bars et restaurants à Aix-Marseille, pour endiguer le rebond épidémique de coronavirus.

Une décision qui a provoqué la colère de la nouvelle maire de la ville, Michèle Rubirola. Après avoir fait part, mercredi soir sur Twitter, de son « étonnement » et de sa « colère » contre une décision pour laquelle elle n’a, dit-elle, « pas été consultée », la nouvelle maire de Marseille a réagi plus en détail, ce jeudi 24 septembre sur France-Info.

Très remontée, Michèle Rubirola (EELV) dénonce notamment une absence de concertation : « Je suis en colère. Il n’y a eu aucune concertation, c’est simplement inadmissible », a-t-elle déclaré, affirmant, malgré les tentatives de son premier adjoint de joindre le cabinet du ministre « tout l’après-midi », avoir été informée seulement « 10 minutes avant la conférence de presse ».

Ce que le premier adjoint à la ville de Marseille Benoît Payan a confirmé sur Twitter, tout en reprochant au ministre de la Santé de « perdre le sens des réalités ».

Le manque de concertation dénoncé par les élus locaux

Une absence de concertation également dénoncée dès mercredi soir, sur Twitter, par le président de la région Sud Renaud Muselier (LR) :

Au-delà de cette absence de concertation, Michèle Rubirola dénonce également la décision elle-même qui intervient, dit-elle, dans un contexte d’amélioration de la situation à Marseille : « Pourquoi ce tour de vis alors que les chiffres commencent à aller mieux ? » lance-t-elle aussi ce jeudi matin sur France-Info, « nous avons une baisse des indicateurs depuis deux à quatre jours, c’est ça qui est important ».

« Ils nous sanctionnent »

« Le R0 [taux de reproduction du virus, NDLR] est passé en dessous de 1, c’est un bon signe, le nombre de nouveaux cas baisse », a-t-elle aussi assuré, entre autres, avant de confier ses doutes quant à l’adhésion de la population à une telle annonce : « Je suis médecin, une mesure de santé publique peut être efficace si elle a une forte acceptabilité dans la population. Les Marseillais voient que ça va mieux, on fait des efforts, et au lieu de nous encourager, ils nous sanctionnent. (…) Je ne sais pas où on va. »

« Les chiffres officiels de l’Etat montrent une amélioration constante, le ministre veut confiner Marseille », a également dénoncé sur Twitter le premier adjoint à Marseille Benoît Payan en accompagnant son tweet d’un graphique de l’évolution quotidienne du nombre de nouveaux cas de contamination.

« Punition collective »

Le président de région Renaud Muselier qualifie pour sa part cette décision, sur Twitter encore, de « punition collective » :

Un avis partagé, sur Twitter toujours, par la députée LR des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer :





nouvelobs

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