La France demande à l’Italie d’accueillir le navire d’une ONG avec une centaine de migrants à bord


Le navire humanitaire Alan Kurdi, avec 125 migrants rescapés à bord, devrait atteindre le port italien d’Arbatax en Sardaigne « dans quelques heures » après avoir un temps fait route vers Marseille, a annoncé l’ONG Sea-Eye ce jeudi 24 septembre.

« Les autorités italiennes nous ont contactés (…) pour discuter au bout de cinq jours (!) de la suite de la coordination et pour proposer au bateau une protection contre les intempéries à Arbatax », a indiqué l’ONG allemande qui affrète le bateau, sur Twitter.

La France avait demandé mercredi à l’Italie de laisser accoster l’Alan Kurdi qui a secouru samedi 133 personnes en Méditerranée, alors qu’il faisait route vers le port français de Marseille (sud) faute d’avoir pu débarquer sur les côtes italiennes.

50 mineurs

Huit personnes, dont un bébé de cinq mois, avaient toutefois été évacuées par les gardes-côtes italiens. Plus de 50 mineurs se trouvent encore à bord du bateau, parmi lesquels de jeunes enfants, a précisé l’ONG.

« Nous espérons que les 125 rescapés à bord de l’Alan Kurdi pourront quitter le bateau en Sardaigne », a dit le dirigeant de l’ONG, Gorden Isler, dans un tweet.

Marseille prête à l’accueillir « sans condition »

Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal avait indiqué mercredi que le bateau de Sea-Eye devait « être accueilli dans le port sûr le plus proche », la France déclinant ainsi implicitement toute possibilité de laisser accoster le navire à Marseille.

La France a demandé mercredi à l’Italie de laisser accoster le navire humanitaire. « Nous avons toujours été au rendez-vous de la solidarité avec l’Italie depuis deux ans. Nous portons à ses côtés un mécanisme de solidarité pour la prise en charge des débarquements ; nous lui demandons donc de répondre favorablement à la demande faite par l’ONG d’accoster dans le port sûr le plus proche », a indiqué à l’AFP le ministère de l’Intérieur.

Le principe du débarquement de rescapés dans le « port sûr » le plus proche, inscrit dans le droit maritime international, revient en général à confier, lors d’opérations de sauvetage en Méditerranée centrale, ce premier accueil à l’Italie ou à Malte.

De son côté, la ville de Marseille s’était dite prête à accueillir « sans condition » le bateau, même si la France a toujours refusé une telle option.





nouvelobs

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