« Valeurs actuelles » a encore des amis…



Il arrive, deux gardes du corps sur les talons. Geoffroy Lejeune, 32 ans, cheveux trop longs, barbe trop clairsemée, commande une pinte, allume une clope. La fiction, dans « Valeurs actuelles », mettant en scène la députée La France insoumise Danièle Obono caricaturée en esclave, collier de fer au cou, date de deux semaines mais, malgré la polémique, son jeune patron n’en démord pas :

« J’ai envoyé un message à Emmanuel Macron quand j’ai su qu’il avait appelé Danièle Obono. Il ne m’a toujours pas répondu. »

Et, soudain, plus ferme : « Franchement, j’exige une réponse. Je veux qu’il dise qu’on n’est pas raciste ». « J’exige » ?

« Valeurs Actuelles » représente la députée Danièle Obono en esclave et provoque l’indignation

Le lien coupé avec le président de la République, le voilà le coup dur. A « Valeurs actuelles », qui égrène sans discontinuer les thèmes d’extrême droite, il y aura un avant et un après « l’affaire Obono ». Les uns fustigent des textes et dessins ignobles, suivis d’une plainte pour incitation à la haine déposée par Danièle Obono et de l’ouverture, par le parquet, d’une enquête pour injures à caractère raciste. Pour les autres, il s’agit ni plus ni moins de la « révélation de l’inconscient ». « Tout le travail mené depuis deux ans peut partir en fumée », déplore Tugdual Denis, l’alter ego de Geoffroy Lejeune à la direction.

« J’ai fait entrer le diable dans la boîte »

Entré en 2012 dans une rédaction devenue sarkozyste sous l’impulsion de son patron, Yves de Kerdrel

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nouvelobs

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