Les écologistes vont-ils remplacer les socialistes ?



Du passé, ils font table rase. Leurs parents ont été militants ou électeurs socialistes, eux sont écologistes. Symbole d’un passage de témoin, d’une histoire qui fut rose et vire au vert. Yannick Jadot se souvient être allé voir François Mitterrand avec son père en 1974. « Mes parents étaient socialistes, mais moi, j’ai toujours été écologiste, raconte la tête d’affiche des écolos aux européennes. Je n’ai pas de relation affective avec le PS, je ne veux pas sa fin, mais aujourd’hui, ce sont les écologistes qui doivent porter une candidature unitaire à la présidentielle, puisqu’elle se fait autour de l’écologie. »

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Eric Piolle, le maire EELV de Grenoble, qui lui non plus ne cache pas ses ambitions présidentielles, se rappelle la « joie » de ses parents en 1981 : « Ils votaient socialiste, ce sont des cathos de gauche. Le temps que j’arrive à l’âge adulte, il y avait eu le tournant de la rigueur. Je n’ai jamais eu l’occasion de voter PS au premier tour. » Pour lui, « le paradigme de l’écologie politique est aujourd’hui le schéma de pensée qui va permettre de reconstruire. EELV a un rôle central à jouer. C’est un changement, mais ce n’est pas un remplacement. Le PS a eu un rôle hégémonique. Il faisait ce qu’il voulait et négociait avec les petits. Je ne veux pas qu’on fasse la même chose. »

Karima Delli aussi a grandi en pays socialiste. A Lille, à l’ombre de la figure tutélaire de Pierre

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nouvelobs

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