coup au coeur pour les démocrates, aubaine pour les républicains



Quand la moitié d’un pays saute de joie à la nouvelle de la mort d’une juge de la Cour suprême, on a le droit de se dire que la plus grand démocratie du monde est elle aussi atteinte d’un cancer incurable. N’en doutez pas: Ruth Bader Ginsburg, l’icône de la gauche américaine, sera remplacée par un ou une juge conservateur avant la fin du mandat de Donald Trump. Mitch McConnell l’a promis.

C’est peu dire que « RBG », devenue une icône de la culture pop avec un documentaire de 2018 retraçant sa vie, était adorée des féministes et des Démocrates: on ne compte plus les T-Shirts « Notorious RBG », les tatouages, tasses de café ou posters à son effigie. Vendredi soir, à l’annonce de sa mort, l’Amérique de gauche a pleuré à chaudes larmes.

De 1973 à 1978, cette avocate exceptionnelle avait convaincu la Cour suprême dans 5 recours sur 6, faisant progresser significativement le droit des femmes. Nommée à la Cour par Bill Clinton en 1993, elle y était une voix résolument libérale, digne et profondément respectée, même par les juges de droite. Son amitié avec le très réac juge Antonin Scalia, sur fond d’amour partagé de l’opéra, a défrayé la chonique, un compositeur allant jusqu’à pondre un opéra comique, « Scalia v. Ginsburg ».

Le joker de la droite

Scalia, justement, est la tâche indélébile sur l’honneur de McConnell, le leader des Républicains au Sénat. Après sa mort subite, en février 2016, Barack Obama avait nommé Merrick Garland, un modéré, pour le remplacer. En violation de tout préc

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nouvelobs

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