Malgré une erreur de taux de CSG, 200 000 retraités pourront garder l’argent


« Erreur de l’administration en votre faveur » : le gouvernement ne réclamera finalement pas à 206 000 retraités de payer à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) des sommes de CSG, qui ne leur avaient initialement pas été demandées à cause d’une erreur de calcul.

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Le magazine « Capital » avait révélé le 9 septembre que plus de 200 000 retraités s’étaient vu appliquer, depuis le 1er janvier, un taux de CSG (contribution sociale généralisée) ne correspondant pas à leur niveau de ressources. Ce taux avait été augmenté début 2018, affectant particulièrement les retraités. Face aux protestations, 350 000 foyers de retraités modestes en avaient été exonérés, et le gouvernement avait alors introduit un dispositif de « lissage », dont l’application a connu des ratés.

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39 millions de manque à gagner fiscal

Cet été, la Cnav avait adressé un courrier aux personnes concernées par ces erreurs, leur demandant un remboursement.

Mais dans un tweet jeudi 17 septembre au soir, Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics, a indiqué avoir « demandé à la CNAV, avec Laurent Pietraszewski [secrétaire d’État chargé des Retraites, NDLR], de ne pas réclamer les restes à percevoir de CSG sur 206 000 retraites, auxquelles un taux erroné a été appliqué ».

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« Les retraités ne doivent pas subir les erreurs administratives, ils vont ainsi pouvoir garder ces 190 euros en moyenne », précise Olivier Dussopt. Soit, tout de même, environ 39 millions d’euros de revenus fiscaux en moins pour l’Etat.





nouvelobs

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