La Bourse de Paris optimiste avant la Fed


La Bourse de Paris a clôturé mardi sur un vent d’optimisme (+0,32%) insufflé par un indicateur allemand favorable et le recul de l’euro en attendant les conclusions mercredi de la réunion de la banque centrale américaine.

L’indice CAC 40 a avancé de 16,05 points à 5.067,93 points. La veille, il avait gagné 0,35%.

L’orientation à la hausse des marchés européens a été alimentée par la publication de l’indicateur allemand d’activité (ZEW), meilleur que prévu, mais « l’élément déterminant a été le léger repli de l’euro par rapport au dollar », récapitule Daniel Larrouturou, gérant à Dôm Finance.

Depuis quelques semaines, la hausse de l’euro face au dollar inquiétait les courtiers. Celle-ci constitue un frein à la remontée des marchés actions en Europe car elle pénalise les valeurs exportatrices.

« Le principal risque pour les valeurs européennes serait que le dollar faiblisse à la suite des annonces de la Réserve fédérale américaine demain soir », estime le spécialiste.

Alors que le comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) vient d’entamer sa dernière réunion avant l’élection présidentielle du 3 novembre, les données du jour venues des États-Unis étaient en demi-teinte.

Ainsi, la hausse de la production industrielle en août a été inférieure aux attentes, mais l’activité manufacturière dans la région de New York a montré une nette amélioration de la conjoncture dans la capitale économique du pays.

Plus tôt, les investisseurs ont accueilli des bonnes nouvelles de Chine où les ventes de détail ont progressé sur un an en août pour la première fois depuis le début de l’épidémie de Covid-19.

Les banques centrales et les gouvernements ont pris des mesures exceptionnelles face aux répercussions économiques engendrées par la pandémie.

Mais le manque de visibilité sur les perspectives de reprise inquiète d’autant que le contexte sanitaire reste compliqué et nécessite de nouvelles restrictions dans diverses régions d’Europe pour faire face au regain du Covid-19.

Aussi, « les investisseurs européens espèrent que la Réserve fédérale américaine va dynamiser les marchés lors de sa réunion après que la Banque centrale européenne a déçu à travers son ton moins accommodant qu’escompté », indique Milan Cutkovic, analyste AxiCorp.

Les investisseurs ont accueilli favorablement la révision à la hausse des synergies rendues possibles par les changements apportés à son contrat de mariage avec Fiat Chrysler (FCA) : le titre PSA a fini au sommet du CAC 40 (+2,16% à 16,54 euros).

La reprise de la consommation en Chine a profité aux valeurs du luxe, qui dépendent de ce marché. Hermès s’est arrogé 1,46% à 750,60 euros, LVMH 0,89% à 424 euros et Kering 2,11% à 589,20 euros.

Fnac Darty, dont le PDG a estimé mardi sur BFM Business qu’il « espérait » cette année un chiffre d’affaires proche de celui de 2019, a progressé de 3,94% à 36,38 euros.



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