[Bonne nouvelle] Burger King pense avoir trouvé l’ingrédient miracle pour réduire les émissions de méthane des vaches



Publié le 13 septembre 2020

Pour réduire les émissions de méthane des élevages de bœuf, la chaîne de fast-food Burger King s’est associée à plusieurs chercheurs. Et ces derniers ont découvert un ingrédient miracle pour réduire de 33 % les émissions des vaches : la citronnelle. Cette dernière aiderait les ruminants à mieux digérer. 

« Respirer les pets du changement ». C’est dans un tweet mystérieux et humoristique que Burger King, la célèbre chaîne de fast-food a annoncé une expérience on ne peut plus sérieuse. Le groupe s’est associé à deux chercheurs, Ermias Kebreab, de l’Université de Californie, et Octavio Castelan, de l’Université autonome de l’État du Mexique, pour s’attaquer au méthane émis par l’élevage de bœuf. 

« Le bœuf est l’un des principaux produits que nous achetons chez Burger King. Nous savons également que le bétail est l’un des principaux contributeurs aux émissions globales de gaz à effet de serre. Notre travail consiste donc à comprendre comment nous pouvons continuer à développer notre activité tout en réduisant les émissions des bovins au fil du temps », explique Matt Banton, responsable de l’innovation et du développement durable. 

Le méthane est un gaz particulièrement polluant. Il a un pouvoir réchauffant 28 fois plus important que le CO2 sur une échelle de cent ans et 82 fois plus sur vingt ans. Or la chaîne de restauration rapide pourrait avoir trouvé l’ingrédient miracle pour limiter les émissions de méthane des vaches : la citronnelle. Selon une expérience menée par les deux chercheurs, ajouter 100 grammes de citronnelles à l’alimentation quotidienne des ruminants les aiderait à mieux digérer et réduirait de 33 % le taux de méthane émis. 

Des steaks moins polluants

Pour embarquer les consommateurs dans cette nouvelle expérience, Burger King a présenté, après un an d’expérience, un hamburger contenant un steak provenant de vaches « moins polluantes ». L’offre a été limitée à quelques restaurants à Miami, Los Angeles ou encore Portland. Surtout, Burger King espère pousser ses concurrents à développer des solutions pour réduire ces émissions de méthane. 

« Nous savons que notre propre chaîne d’approvisionnement n’est qu’une petite pièce du puzzle global et nous ne pouvons pas le faire seuls. Ce n’est que lorsque ces solutions sont largement adoptées par l’industrie bovine que nous pouvons avoir un impact positif tangible », explique le groupe. Il a donc mis en open source et gratuitement l’étude développée par les chercheurs avec qui il a collaboré.  

Marina Fabre, @fabre_marina





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