« Le pire pour les jeunes serait d’être reconfinés »


La crise climatique, la dette, maintenant le Covid… La jeunesse d’aujourd’hui appartient-elle à une génération sacrifiée, certaine qu’elle n’aura pas la vie de ses parents ou de ses grands-parents ?

Je ne suis pas d’accord avec cette idée de sacrifice ! Ce que je vois, au contraire, ce sont des jeunes, de 16 à 30 ans, qui prennent leur destin en main. C’est une génération à laquelle j’appartiens – j’ai 31 ans – qui cherche du sens. Qui marche pour le climat, s’engage, même pendant la crise. Au début du confinement, nous avons fait un appel à la solidarité, notamment pour maintenir le lien avec les personnes âgées isolées : sur les 300 000 bénévoles qui ont répondu, 40 % avaient moins de 30 ans. Certes, nous ne sommes plus dans les Trente Glorieuses. Mais toute notre action avec Jean-Michel Blanquer vise à investir dans la jeunesse, à en faire la priorité de toutes les politiques publiques. Car sans elle, il n’y a pas d’avenir.

20 ans devait être le bel âge. Et puis, il y a eu la crise du Covid

La part de jeunes contaminés semble avoir bondi cet été. Sont-ils désormais les premiers touchés par la reprise de l’épidémie ?

Dans cette épidémie, il y a eu deux temps. Celui du confinement, d’abord. La jeunesse a été à la hauteur du moment. Quand on lui a demandé de se confiner, elle l’a fait, même quand il s’agissait pour un étudiant de rester confiné dans son petit studio… Après, il y a eu la phase du déconfinement. Comme tout le monde, les jeunes doivent apprendre à vivre avec ce viru

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nouvelobs

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