le défi d’enseigner avec un masque qui cache la bouche


Articuler, élever la voix et même mimer… Nathalie Cadot, professeure d’anglais à Fort-de-France (Martinique), veut être sûre d’avoir été bien comprise malgré le port du masque. En effet, la phonétique est un élément essentiel à la bonne compréhension de la langue. Comme elle, les professeurs ont donc dû s’adapter pour faciliter leur enseignement. « J’ai essayé d’illustrer mes cours avec des petites icônes quand je donne des consignes pour que les enfants comprennent mieux », explique Nathalie Cadot.

De nombreux autres enseignants ont dû remettre en question leurs méthodes d’enseignement pour s’adapter. Mais cela peut avoir des limites, comme avec les élèves malentendants. L’école mixte située à Gros-Morne (Martinique) en accueille plusieurs. L’équipe pédagogique espère recevoir rapidement des masques transparents. Ceux-ci sont nécessaires pour « faciliter l’apprentissage, car ces élèves lisent sur les lèvres », comme le précise Patrick Hoche, le directeur de cette école. Ces fameux masques transparents devraient également être distribués aux enseignants de classe maternelle. Le ministère de l’Éducation nationale vient d’en commander 100 000 exemplaires.



francetvinfo

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