La Bourse de Paris se reprend avant l’emploi américain (+0,91%)


La Bourse de Paris évoluait en nette hausse de 0,91% vendredi après son reflux de la veille dans l’attente de la publication mensuelle sur l’emploi américain en début d’après-midi.

A 12H30 (10H30 GMT), l’indice CAC 40 progressait de 45,34 points à 5.054,86 points. La veille, il avait reflué de 0,44% après une glissade en fin de séance, sous l’effet de la chute de Wall Street.

« L’ambiance est relativement optimiste si l’on tient compte des grosses ventes aux États-Unis la nuit dernière », a commenté David Madden, analyste de CMC Markets.

L’indice technologique américain Nasdaq a brutalement décroché, perdant près de 5% en fin de séance jeudi. Dans les contrats à termes il poursuivait son mouvement de correction vendredi, reculant de 0,26%.

En revanche, les deux autres indices ayant subi des forts replis rebondissaient: l’indice vedette Dow Jones reprenait 0,69% et l’indice élargi S&P 500 0,39%.

– Trou d’air –

« A ce stade, la probabilité est grande qu’il ne s’agisse que d’un trou d’air et non pas le début d’une tendance baissière », explique Tangi Le Liboux, analyste du courtier Aurel BGC. Le spécialiste pointe à la fois l’absence d’un catalyseur pour expliquer le retournement et la « relative sérénité des autres places financières ».

Les Bourses asiatiques n’ont reculé qu’autour de 1% tandis que leurs homologues européennes sont toutes dans le vert vendredi. La tendance pourrait évoluer avec la parution des chiffres de l’emploi américain prévue à 14H30 (12H30 GMT).

Ce rendez-vous mensuel permettra de jauger avec plus de précision la vigueur de la reprise américaine. Les analystes tablent sur un taux de chômage de 9,8%, en repli face au 10,2% de juillet.

« Un rapport solide sur l’emploi donnerait plus de poids à l’argument de la poursuite de la reprise économique » estime David Madden. Mais même un chiffre décevant « pourrait mettre la pression sur les élus républicains du Congrès pour trouver un compromis avec les démocrates sur le plan de relance », toujours espéré par les courtiers.

Au niveau des valeurs, les entreprises les plus sensibles à la conjoncture, et les plus pénalisées par la crise, revenaient sur le devant du CAC 40.

C’était le cas des bancaires, avec Société Générale qui grimpait de 4,76% à 13,58 euros, suivie de BNP (+3,85% à 37,54 euros).

L’automobile progressait avec Renault, qui avançait de 5,06% à 24,59 euros, tout comme l’hôtellerie avec Accor qui montait de 4,34% à 27,38 euros.

Suez gagnait 1,18% à 15,15 euros, malgré les obstacles rencontrés par la proposition de rachat de Veolia à Engie. Le président d’Engie Jean-Pierre Clamadieu a assuré que « le compte n’y est pas » dans l’offre transmise.

De l’autre côté de l’indice, Pernod Ricard perdait 1,65% à 143,30 euros, souffrant d’une baisse de la recommandation à « neutre » selon les analystes de Citi.



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