« Nous croyons à fond au marché américain »


Sac mini jack Flottille confectionné par la marque. (SAILBAGS 727)

Cette jeune entreprise française, 727 Sailbags, qui souffle ses 10 ans, fait souffler aussi un peu d’air marin sur la maroquinerie, la décoration et le prêt-à-porter. Elle s’est spécialisée dans le recyclage des voiles de bateaux. Elle compte une trentaine de salariés et réalise un chiffre d’affaire de 2 millions et demi d’euros.  

L’idée n’est pas nouvelle puisque depuis toujours les femmes de marins utilisaient des voiles usagées pour leur confectionner des vareuses. Plus récemment trois jeunes passionnés de mer et de voile se sont lancés dans la création de cette entreprise pour recycler des voiles qui se retrouvaient sinon dans les décharges. « Nos clients adorent nos produits, souligne Nicolas Veto, co-fondateur de la startup, parce qu’ils partagent l’émotion d’un voyage. Tous nos produits sont tracés et une étiquette indique la provenance de la voile, éventuellement du bateau ou du skipper. Souvent nos clients sont fiers de montrer à leurs amis qu’ils ont un sac qui a été fait dans une voile qui a été faite dans une voile qui a participé à la course de l’América par exemple ».    

L’entreprise a plusieurs dizaines de distributeurs mais quatre magasins en propre seulement : Lorient, Vannes, La Baule et Cannes qui tendrait à montrer que 727 Sailbags a du mal à sortir de sa Bretagne natale.

« C’est vrai que notre premier marché historique, c’est la Bretagne, mais nous avons l’ambition et la capacité d’être distribués dans tous les lieux où il y a une culture de la voile. Nous avons commencé à franchir les frontières en allant en Allemagne, qui est l’un de nos marchés de prédilection, nous sommes devenus partenaire du « Bol d’Or Mirabaud », la plus importante régate en bassin fermé qui se déroule chaque année sur le lac Léman en Suisse. Enfin nous avons ouvert le 4 juillet 2020 notre premier magasin aux États-Unis, à Annapolis dans le Maryland, qui est un haut-lieu de la voile en Amérique ».  

129 euros, c’est par exemple le prix qu’il vous faudra débourser pour l’achat d’un polo manches longues avec une pièce de voile. « Ce n’est pas donné, reconnaît Nicolas Veto, mais chaque produit est fabriqué à la main, et quand il s’agit de collecter une voile, de la découper, de l’ébarber, de retirer toutes les matières inutilisables,de la laver et la transformer dans une pièce faite à la main, on arrive à des coups de production assez élevés. Nous avons fait le choix de la qualité ! »  



FranceTVinfo

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