La République « n’admet aucune aventure séparatiste », lance Macron


Le ton était ferme et solennel. Emmanuel Macron a souligné ce vendredi 4 septembre que la République était « toujours à protéger » car elle est « fragile et précaire » et qu’elle « n’admet aucune aventure séparatiste » parce qu’elle est « indivisible ».

« Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe », a-t-il déclaré dans un discours prononcé au Panthéon à l’occasion des 150 ans de la République, en précisant qu’« un projet de loi de lutte contre les séparatismes sera présenté dès cet automne ».Le 4-Septembre est une date charnière de notre histoire (et pourtant, tout le monde l’oublie)

Au moment où s’ouvre le procès des attentats de janvier 2015, il a aussi souligné que la laïcité, « qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire », « n’est pas séparable d’une liberté d’expression allant jusqu’au droit au blasphème ».

Le discours prononcé au Panthéon est le prélude à une série d’initiatives dans les domaines régaliens que sont l’ordre républicain, comprenant la sécurité et le séparatisme, et l’égalité des chances.

L’égalité des chances, une « priorité » du quinquennat

Emmanuel Macron remet ainsi en chantier un dossier lancé en février, interrompu par la crise sanitaire. Il avait alors annoncé, dans un quartier populaire de Mulhouse, un plan contre le « séparatisme islamiste » comprenant la fin des imams étrangers détachés et un contrôle du financement des mosquées.

« L’école est contaminée par la tentation communautariste »

« Etre Français, c’est être du côté des combattants de la liberté. Et plus encore quand les renoncements prospèrent, quand la censure progresse », a-t-il ajouté.

Dans ce discours, Emmanuel Macron a promis d’aller « plus loin, plus fort, dans les semaines qui viennent » pour promouvoir « l’égalité des chances », « une priorité du quinquennat ».

Un hommage aux Invalides à Gisèle Halimi

Le chef de l’Etat a eu également un mot pour les élus et dénoncé les agressions dont ils sont victimes : « Les policiers, les gendarmes, les magistrats, les maires, toutes celles et ceux qui luttent contre la violence, contre le racisme et l’antisémitisme, jouent un rôle déterminant et, par symétrie, ceux qui s’en prennent à eux, doivent être lourdement condamnés ». « Ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre, aux élus, ne passeront pas », a-t-il complété.

« Vous êtes importantes. Devenez prioritaires » : le testament de Gisèle Halimi

Un hommage national va être rendu dans la cour des Invalides à l’avocate et figure féministe Gisèle Halimi, décédée le 28 juillet, a annoncé Emmanuel Macron. « De sa chère Tunisie à notre Assemblée nationale, des prétoires aux hémicycles, de plaidoyers en manifestes, celle qui était née Zeïza Taïeb plaida pour l’émancipation des peuples et fit faire des bonds de géant à la cause des femmes », a-t-il dit.





nouvelobs

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