l’émotion des citoyens naturalisés lors de la cérémonie au Panthéon



Emmanuel Macron a célébré vendredi le 150e anniversaire de la proclamation de la IIIe République. Après son discours, le chef de l’État a remis des livrets de naturalisation à cinq nouveaux citoyens français.

Il y a 150 ans tout juste, Léon Gambetta fondait la IIIe République. Une date qu’Emmanuel Macron a célébré vendredi 4 septembre avec un discours au Panthéon à Paris. Une cérémonie inédite où le chef de l’Etat s’est exprimé sur la sécurité, l’identité, ou encore le « séparatisme ».

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À la fin de son discours, il a remis leur livret de naturalisation à cinq nouveaux citoyens français. Ils viennent du Cameroun, d’Algérie, du Pérou ou du Royaume-Uni, ils vivent tous depuis des années en France et vendredi, ils ont acquis la nationalité.

Rana, médecin d’origine libanaise, a particulièrement apprécié d’être convié au Panthéon par l’Élysée : « Je suis très fière et très honorée par cette cérémonie qui s’est tenue dans un lieu historique et mémorable, surtout en cette commémoration. C’est un moment très inoubliable pour moi, et pour ma famille au Liban également. D’autant plus que c’est un monument historique avec de grands hommes et femmes. Donc évidemment, c’est très important et c’était très émouvant. »

À la fois cérémonie de naturalisation pour cinq nouveaux citoyens français et commémoration de la proclamation de la IIIe République par Léon Gambetta, c’était le 4 septembre 1870. Le texte déclamé alors par le jeune député a été lu par une collégienne de troisième avant qu’Emmanuel Macron ne prenne la parole au pupitre.

Le président de la République rappelle le parcours de plusieurs personnalités. « Des Français de sang-mêlé », comme le dit Emmanuel Macron : Léon Gambetta, Joséphine Baker, Marie Curie, Félix Eboué et Gisèle Halimi. Des exemples de vie en République. La République, ce sont des droits et des devoirs, enchaîne le chef de l’État. L’adhésion à une langue, une histoire et des valeurs. Il insiste sur la laïcité : « Ce régime unique au monde qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, mais qui n’est pas séparable d’une liberté d’expression allant jusqu’au droit au blasphème. »

Je le dis au moment où s’ouvre le procès des attentats de janvier 2015 : être Français, c’est défendre le droit de servir la liberté, de railler, de moquer, de caricaturer, dont Voltaire soutenait qu’elle était la source de toutes les autres.Emmanuel Macronlors de son discours au Panthéon

C’est une date anniversaire, mais le ton est inquiet. Emmanuel Macron évoque sa gravité lucide face aux menaces qui pèsent sur la République. Il invite les jeunes présents dans la nef du Panthéon à la défendre car elle permet de construire sa vie librement, affirme le chef de l’État.

Pour Emmanuel Macron, cette cérémonie du Panthéon était le premier épisode d’une séquence consacrée à la défense de la République. Elle se prolongera cet automne avec la présentation d’un projet de loi contre le « séparatisme ».



francetvinfo

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