Le brief éco. Relocalisations industrielles : Bpifrance ouvre son portail


Entrée de Bpifrance à Paris. Photo d’illustration. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La relocalisation des entreprises en France est au cœur du plan de relance annoncé jeudi 3 septembre. Sans attendre les détails, les entreprises intéressées, quelle que soit leur taille, peuvent déjà engager les démarches. Bpifrance, l’ex-banque publique d’investissement, vient de mettre en place sur son site un portail spécifiquement dédié avec le ministère de l’Économie et des Finances. Il permet aux entreprises intéressées d’obtenir des subventions pour investir dans leur outil de production et relocaliser leur activité en France. Sur les cent milliards du plan de relance, un milliard est consacré à ce volet et sera adossé au budget de l’État de l’année prochaine.

Les entreprises – grandes ou petites – qui ont installé tout ou partie de leur production à l’étranger, généralement pour des raisons d’avantages fiscaux ou de main-d’œuvre, sont invitées à répondre à des appels à projets. Elles peuvent aussi déposer tout simplement leur dossier de relocalisation pour décrocher des subsides de l’État.

Tous les projets seront étudiés à condition de concerner cinq secteurs précis définis par le gouvernement comme « secteurs d’avenir » : la santé, les médicaments, l’agroalimentaire, l’électronique, les matières chimiques, tout ce qui touche au téléphone mobile, la 5G et les objets connectés. Le champ est large. Il comprend aussi un volet sur l’industrie liée à l’hydrogène.

Derrière le mot « relocalisations », il y a la problématique de la souveraineté, pour nos industries stratégiques, nos médicaments, nos emplois, etc. Un milliard d’euros sur les cent que prévoit le plan de relance, ce sont des subventions. Mais ce n’est pas avec des subventions que l’on crée du long terme. Ce qu’attendent les entreprises, c’est un environnement sécurisé et pérenne (simplification administrative, fiscalité favorable, etc.). Ce milliard ne peut servir qu’à amorcer la pompe du retour de nos entreprises sur le territoire français. Une pleine et entière souveraineté de notre industrie demande peut-être un peu plus, et pas uniquement des milliards.



FranceTVinfo

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