La Bourse de Paris électrisée par Wall Street à la mi-séance (+2,40%)


La Bourse de Paris bondissait de 2,40% mercredi à la mi-séance, tirant profit, au même titre que les principales Bourses européennes, des records atteints à Wall Street la veille.

Vers 13H00 (11H00 GMT), l’indice parisien gagnait 118 points à 5.056,84 points.

Paris « suit Wall Street qui continue à établir des records », observe auprès de l’AFP Valentin Bulle, gérant pour Dôm Finance.

Paris n’était pas la seule place en Europe à être électrisée par l’euphorie actuelle à Wall Street: Londres gagnait 1,55%, Francfort 2,25% et Milan 2,16%.

Ces places « s’inspirent » de la Bourse américaine depuis l’ouverture, signale Stephen Innes, stratégiste en chef pour AxiCorp, les indices S&P 500 et Nasdaq ayant atteint de nouveaux records grâce aux stars de la tech outre-Atlantique, Apple et Zoom en tête.

De nouveau mercredi, les contrats à terme à Wall Street laissaient anticiper une forte progression à l’ouverture, le Dow Jones prenant 0,68%, le Nasdaq 0,93% et le S&P 500 0,65%.

– Euro –

Outre l’effet américain, les marchés européens pouvaient profiter d’un recul de l’euro face au dollar mercredi après avoir touché mardi un niveau inédit depuis plus de deux ans, au-dessus de 1,20 dollar.

Un euro considéré comme trop élevé face au dollar handicape les industries exportatrices du Vieux continent au profit de celles qui vendent leurs produits en billets verts.

C’est justement cette forte baisse du dollar face à l’euro ces derniers mois qui explique la collection de records à Wall Street, de l’avis de Valentin Bulle, au moment où les indices boursiers européens peinent à se rapprocher de leurs niveaux d’avant pandémie.

Hors effet de devise, la progression à Wall Street est beaucoup plus mesurée face aux places européennes, rappelle-t-il.

Ce recul de la monnaie américaine est favorisé par l’action extrêmement accommodante de la banque centrale américaine (Fed) depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le président de l’antenne de New York, John Williams, doit s’exprimer mercredi sur ce thème.

Les acteurs du marché scruteront également une enquête ADP sur l’emploi privé aux Etats-Unis.

Parmi les valeurs du jour, Pernod Ricard prenait 2,72% à 145,30 euros. Le géant des spiritueux a vu son bénéfice net chuter de 77% lors de l’exercice décalé 2019/20, à 329 millions d’euros, en raison d’une dépréciation de la marque de vodka Absolut liée à la crise sanitaire.

BioMérieux perdait 0,08% à 124,90 euros. Le laboratoire spécialiste des tests médicaux a publié mercredi des résultats en forte croissance pour le premier semestre, dopés par ses tests de dépistage du Covid-19, et prévoit que cet effet se poursuivra au second semestre.

Vallourec plongeait de 9,36% à 27,44 euros. Le fabricant de tubes sans soudure, très affecté par la chute des cours du pétrole, a annoncé mardi la poursuite de discussions avec l’ensemble de ses créanciers, bancaires et obligataires, « en vue de parvenir à une restructuration financière » de ses emprunts.



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