quelles mesures si un cas de coronavirus intervient au travail ?


Des salariés masqués dans une entreprise de Favars (Corrèze). (PHILIPPE GRAZIANI / FRANCE-BLEU LIMOUSIN)

Depuis mardi 1er septembre, le port du masque est obligatoire, même si des assouplissements sont intervenus. Le gouvernement a également précisé les mesures à prendre si un salarié est malade.

Le protocole publié hier par le ministère du Travail revient, dans le détail, sur ce que doivent faire les entreprises. Et aussi sur ce qu’elles ne doivent pas faire. Comme l’organisation de campagnes de dépistage ou la prise de température, systématique et obligatoire, à l’entrée de chaque personne sur le site. Sur ce dernier point les consignes gouvernementales sont très claires : le contrôle de température n’est pas recommandé et il n’a pas de caractère obligatoire. Le salarié est toujours en droit de le refuser et il ne peut pas être sanctionné parce qu’il se sera opposé à ce que l’on prenne sa température. Si l’employeur décide de refuser l’accès à l’entreprise à un salarié, il devra lui verser le salaire correspondant à la journée de travail perdue.

Concernant les tests, là aussi, c’est clair : « Il n’est pas du rôle des entreprises d’organiser des campagnes de dépistage virologique pour leurs salariés ». S’il doit y avoir des tests après la découverte de cas positifs, ce sont les autorités de santé, en l’occurence l’ARS, l’Agence régionale de santé, qui va les lancer. Un employeur ne peut pas forcer ses salariés à se soumettre à des tests. Dans un premier temps, les médecins du travail avaient été autorisés à faire prescrire et à faire passer ces tests. Le gouvernement a fait machine arrière.

Il faut isoler tout d’abord. Placer le salarié dans une pièce dédiée et aérée. Il faut appliquer les gestes barrières, que chacun, le malade et ceux qui l’approchent portent un masque et bien sûr respecter une distance d’un mètre. Il faut ensuite faire intervenir le référent Covid, qui doit avoir été désigné, ou bien un sauveteur secouriste formé au risque Covid.

Ensuite, deux cas possibles. Soit il n’y a pas de signes de gravité. Il faut alors contacter le médecin du travail ou le médecin traitant. Puis organiser le retour à domicile en évitant les transports en commun. Soit il y a des signes de gravité. L’employeur doit alors appeler le Samu. Et pour les autres salariés, le médecin en charge du cas ou les plateformes de l’Assurance maladie identifient les contacts « à risque ». Ces salariés sont placés en quatorzaine, c’est à dire isolé pendant quatorze jours après la date du dernier contact avec le cas confirmé.



FranceTVinfo

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