Estrosi appelle la droite à se ranger derrière Macron pour la course à la présidentielle en 2022


C’est un véritable pavé dans la mare. Le maire de Nice Christian Estrosi a appelé son camp, la droite, à passer « un accord avec Emmanuel Macron » en vue de l’élection présidentielle de 2022, dans un entretien au « Figaro » lundi, précisant qu’un tel accord se ferait sous conditions.

Nice, le laboratoire sécuritaire de Christian Estrosi

« Pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu’il soit notre candidat commun à la présidentielle et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays », a-t-il expliqué. Le maire Les Républicains de Nice et président de l’agglomération Nice-Côte d’Azur ajoute : « Bien évidemment, il y a des conditions et cela doit se faire sur la base d’un projet commun. »

Aucun candidat « ne s’impose naturellement » à droite

Pour lui, l’entente est possible entre LREM et LR si Emmanuel Macron reprend les engagements de la droite sur la « sécurité », l’appelant à « agir avec force pour établir l’autorité et l’ordre », et sur la « santé ».

« Pour moi, cette solution est le seul moyen de ne pas renoncer à nos valeurs et à nos idées », estime Christian Estrosi, précisant qu’aucun candidat « ne s’impose naturellement » à droite.

Cette prise de position d’un des ténors de la droite intervient alors que plusieurs cadres des Républicains prennent leurs marques en vue de 2022 : Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou encore François Baroin, qui doit clarifier ses intentions à l’automne.

Soutien de Macron en 2017

Aurélien Pradié, le secrétaire général des Républicains, a dénoncé ce mardi 1er septembre l’appel « misérable » du maire LR de Nice Christian Estrosi, lui reprochant de « se vendre au plus offrant »« Mon devoir éthique, mon devoir de valeur politique, c’est de m’opposer à un homme (Emmanuel Macron) dont le projet politique n’est pas le mien, pas de me soumettre avec une lâcheté, un opportunisme que je trouve assez misérable », a tonné le numéro trois de LR sur France-Info, pour qui « tout ça fait un mal terrible à notre démocratie ».

Nadine Morano s’est également opposée un tel accord. « Explosion de l’insécurité, de l’immigration illégale, taxation des retraités, gilets jaunes, gestion calamiteuse de la crise sanitaire Avec Hollande, voilà déjà 8 ans que Macron enfonce la France dans la décadence …Alors jamais ! », a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le député LREM du Val-de-Marne Fréderic Descrozaille s’est dit « surpris » de cette proposition. « Sa proposition va très loin. Il va imaginer que la droite, en tout cas les Républicains, n’ait pas d’autre candidat que Emmanuel Macron en 2022. C’est étonnant. Je ne doute pas du sérieux et de la sincérité de sa proposition, on va voir comment les gens réagissent chez les Républicains », a-t-il expliqué sur BFMTV.

Gauche recherche candidat(e) désespérément

Cette prise de position d’un des ténors de la droite intervient alors que plusieurs cadres des Républicains prennent leurs marques en vue de 2022 : Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou encore François Baroin, qui doit clarifier ses intentions à l’automne.

En 2017, Christian Estrosi, alors sarkozyste convaincu, incarnant la droite « pure » et dure avec la sécurité pour principal cheval de bataille et un discours anti-immigration, avait apporté son soutien à Emmanuel Macron, tout fraîchement élu.





nouvelobs

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