Danièle Obono « étudie sérieusement » la possibilité de porter plainte et dénonce une image « d’une violence sans nom »



La députée s’est dite sur franceinfo indiguée par une « attaque d’un organe d’extrême droite, qui se pare de la fiction pour pouvoir la mener ».

Danièle Obono a dénoncé, samedi 29 août sur franceinfo, une « image révoltante, avilissante, d’une violence sans nom », évoquant la caricature de Valeurs Actuelles, la représentant en esclave, enchaînée au cou. « J’étudie sérieusement la question de porter plainte », a ajouté la députée La France insoumise de Paris.

Le magazine a publié cette image au sein d’une fiction imaginant Danièle Obono en Afrique au 18e siècle. La députée dénonce une « attaque d’un organe d’extrême droite, qui se pare de la fiction pour pouvoir la mener. Ce n’est pas la première […]. On sait d’où ils viennent, on veut les faire retourner dans les poubelles de l’Histoire ».

Le magazine a depuis présenté ses excuses, mais démenti tout racisme. Des excuses que n’accepte pas la députée LFI qui répond : « je ne souhaite pas m’adresser à ces personnes. »

Je ne débats pas avec l’extrême droite, je la combats par les idées, par le débat démocratique. Et c’est ce que je vais continuer à faire.Danièle Obonoà franceinfo

Les réactions politiques de soutien à Danièle Obono ont afflué toute la journée de samedi, de son camp jusqu’au Rassemblement national, en passant par Jean Castex et Emmanuel Macron qui a « laissé un message », confirme Danièle Obono. La députée parisienne a tenu à « remercier toutes les personnes qui m’ont exprimé leur soutien ». « Je salue le soutien des forces républicaines, même quand il s’agit du gouvernement », a répondu Danièle Obono, qui appelle désormais la majorité à répondre. « Au-delà des propos, il faut les actes, a-t-elle lancé. Il faut arrêter de banaliser les idées de l’extrême droite, de les reprendre à son compte et de les légitimer, d’une certaine manière. »



francetvinfo

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