Le Covid-19 aggrave le déficit commercial



Les masques ont plombé notre balance commerciale. Face à la crise sanitaire, les importations (à 88 % en provenance de Chine) ont explosé, atteignant 3,6 milliards d’euros entre avril et juin. C’est 35 fois plus qu’en 2019 sur la même période. D’autres produits comme les désinfectants (+ 443 %) ou les blouses à usage unique (+ 394 %) ont vu leurs importations s’envoler. A l’inverse, nos ventes à l’étranger dans la pharmacie ont fortement augmenté au début de la crise. Mais l’embellie n’a pas duré.

Le trou se creuse. Au premier semestre, le déficit du commerce extérieur a atteint 34 milliards d’euros, un record depuis début 2011. La crise sanitaire n’a pas seulement dopé les achats de matériel médical à l’étranger ; elle a surtout provoqué un effondrement des exportations, de 21,5 %, « sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale », précise Bercy. Le quasi-arrêt des échanges mondiaux a été dévastateur, notamment dans l’aéronautique (- 47 %) ou l’automobile (- 42 %). Et l’allègement de la facture pétrolière de plus de 8 milliards d’euros par rapport au premier semestre 2019 n’a pas permis de compenser.

Dépendance et fragilité anciennes

Certes, d’après le gouvernement, cela ne remet pas en cause « la trajectoire des acquis structurels de notre commerce extérieur », la hausse du nombre d’exportateurs et l’amélioration de la compétitivité. D’autres experts sont plus pessimistes, comme ceux de la Direction générale des douanes, qui viennent de passer au scanner les échanges des produits pharmaceutiques et médicaux « liés à la lutte contre les crises sanitaires ». Conclusion peu réjouissante : « La crise a été révélatrice d’une dépendance et d’une fragilité plus anciennes. Si la situation sanitaire devait perdurer dans les mêmes conditions économiques, le déficit commercial de la France s’alourdirait de 10 milliards d’euros par an. »

Les masques ont plombé notre balance commerciale. Face à la crise sanitaire, les importations (à 88 % en provenance de Chine) ont explosé, atteignant 3,6 milliards d’euros entre avril et juin. C’est 35 fois plus qu’en 2019 sur la même période. D’autres produits comme les désinfectants (+ 443 %) ou les blouses à usage unique (+ 394 %) ont vu leurs importations s’envoler. A l’inverse, nos ventes à l’étranger dans la pharmacie ont fortement augmenté au début de la crise. Mais l’embellie n’a pas duré.

Le trou se creuse. Au premier semestre, le déficit du commerce extérieur a atteint 34 milliards d’euros, un record depuis début 2011. La crise sanitaire n’a pas seulement dopé les achats de matériel médical à l’étranger ; elle a surtout provoqué un effondrement des exportations, de 21,5 %, « sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale », précise Bercy. Le quasi-arrêt des échanges mondiaux a été dévastateur, notamment dans l’aéronautique (- 47 %) ou l’automobile (- 42 %). Et l’allègement de la facture pétrolière de plus de 8 milliards d’euros par rapport au premier semestre 2019 n’a pas permis de compenser.

Dépendance et fragilité anciennes

Certes, d’après le gouvernement, cela ne remet…



challenges

A lire aussi

Laisser un commentaire