François Patriat ou la solitude d’un sénateur macroniste



François Patriat entame tous ses rendez-vous de la même manière. « Bonjour, monsieur le maire (ou madame la maire), nous avons trente minutes que nous allons diviser en trois temps : cinq minutes de présentation, vingt minutes pour les dossiers de la commune, cinq minutes pour les élections sénatoriales. » Depuis le début du mois de juillet, le président du groupe de La République en Marche (LREM) au Sénat est en campagne pour sa réélection. Une campagne menée au pas de charge. Au programme, la visite de chaque commune de son département de la Côte-d’Or. A raison d’une dizaine par jour, de 8 heures à 20 heures, il aura ainsi rencontré les 698 maires et parcouru près de 10 000 kilomètres au 27 septembre, jour desdites sénatoriales.

Ce 21 août, il approche de Gerland, la 440e ou 450e commune, il ne sait plus vraiment mais donne systématiquement un chiffre à son interlocuteur pour montrer l’ampleur de la tâche qu’il s’est assignée. D’une ponctualité d’horloger, il fonce sur les routes viticoles du canton de Nuits-Saint-Georges au volant de sa petite Opel orange de location, sa « Bayrou de secours » qui lui change de son habituel 4×4 Mercedes, laissé au garage pour respecter la réglementation sur les comptes de campagne. Chaque fois, l’accueil est poli. Et le dialogue prolifique. Il faut dire que l’homme âgé de 77 ans, physique affûté de cycliste amateur, ne manque pas de faconde. Mais l’issue est souvent hasardeuse. « Je compte sa voix ou pas ? » s’interroge-t-il à peine rentré d

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nouvelobs

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