Liban: La crise humanitaire ne doit pas occulter l’urgence politique, dit Le Drian



PARIS (Reuters) – La crise humanitaire due à l’explosion survenue le 4 août dans le port de Beyrouth et l’aggravation de l’épidémie de COVID-19 ne doivent pas occulter l’urgence de la situation politique au Liban, a estimé mardi le chef de la diplomatie française.

La catastrophe due, selon le gouvernement libanais, à la dégradation de 2.000 tonnes de nitrate d’ammonium entreposées depuis des années dans le port, a fait 186 morts et 6.000 blessés.

« Il ne faudrait pas, malgré sa gravité, que l’urgence humanitaire occulte l’urgence politique et que l’on se dise: ‘On va reconstruire, on va faire tout ça, mais le reste, on oublie' », a déclaré Jean-Yves le Drian, qui s’exprimait à Marseille, à l’occasion du lancement de l’opération humanitaire « Un bateau pour le Liban » de la Fondation CMA-CGM France.

La France « est soucieuse de la gravité de cette crise politique, sociale, économique, – la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté -, il y a un manque de liquidités, il y a une crise énergétique, il y a des interrogations sur la manière dont le pays peut être gouverné demain », a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron, qui s’est rendu sur place après la catastrophe, a l’intention d’y retourner dans peu de temps, a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

(John Irish, édité par Jean-Philippe Lefief)



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