La Bourse de Paris finit en nette baisse de 1,33% à 4.911,24 points


La Bourse de Paris a clôturé en nette baisse jeudi (-1,33%), secouée par les perspectives de la réserve fédérale américaine qui a brossé un tableau plus incertain qu’attendu de l’économie américaine.

L’indice CAC 40 a perdu 65,99 points à 4.911,24 points. La veille, il avait progressé de 0,79%. Le volume d’échanges à une fois encore été faible, à 2,3 milliards d’euros.

Les investisseurs ont retenu « les craintes » sur l’évolution de la reprise économique aux Etats-Unis, de la publication des minutes de la Fed, affirme à l’AFP Guillaume Chaloin, responsable des gestions actions chez Meeschaert AM.

Le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire a rappelé « l’incertitude qui entoure les perspectives économiques » aux Etats-Unis. La trajectoire de l’économie « dépend fortement de celle du virus et de la réponse du secteur public à cela », c’est-à-dire de l’adoption d’un nouveau plan d’aide, estime la Fed.

Or la Maison Blanche et les élus démocrates du Congrès discutent depuis plusieurs semaines de nouvelles mesures d’aide pour les entreprises et les ménages, ainsi que pour les collectivités locales et écoles, sans parvenir à se mettre d’accord.

Les minutes ont aussi servi « de prétexte pour prendre des bénéfices » selon M. Chaloin, alors que les marchés n’ont presque pas connu de séances de correction cet été, « notamment aux Etats-Unis », où tant le Nasdaq que le S&P 500 ont battu des records en début de semaine.

-Prudence-

Enfin, la Fed a aussi envoyé un message de prudence au sujet de sa future politique monétaire. Au contraire, « les investisseurs espéraient que la Fed remette un peu d’argent sur la table, comme l’a fait la banque centrale chinoise », note M. Chaloin.

Dans l’après-midi, le chiffre des nouveaux demandeurs d’emploi aux États-Unis s’est révélé en demi-teinte.

Autre indicateur montrant un essoufflement économique, l’activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des États-Unis) reste en croissance en août, mais à un rythme moins rapide qu’en juin et juillet.

Par ailleurs, en Europe, la pandémie confirme son fort regain dans plusieurs pays: l’Allemagne a retrouvé les niveaux de nouvelles contaminations de la fin avril, une période alors encore considérée comme le pic de la pandémie, tandis que la France a enregistré mercredi sa pire progression depuis mai.

Les valeurs cycliques, les plus soumises à la conjoncture économique, ont le plus souffert de la publication de la Fed.

Renault a perdu 4,86% à 23,20 euros, et Peugeot 3,08% à 14,66 euros.

Les banques ont aussi été à la traîne, avec un repli de 2,62% à 13,55 euros pour Société Générale, de 2,71% à 8,46 euros pour Crédit agricole et de 2,39% à 35,96 euros pour BNP Paribas.

En revanche, Accor a avancé de 2,25% à 23,68 euros. Selon le Figaro, le groupe hôtelier a étudié un projet de rapprochement avec son concurrent britannique Intercontinental Hotels Group, sans toutefois aller plus loin dans la discussion. Sollicités par l’AFP, les deux groupes n’ont fait aucun commentaire.

Unibail-Rodamco-Westfield a un peu rebondi après plusieurs séances de fortes baisses, lui permettant de gagner 2,86% à 39,59 euros.



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