le parquet de Paris ouvre une enquête pour « viol par personne ayant autorité » visant l’ancien adjoint à la culture à la mairie de Paris



L’enquête est ouverte après un témoignage paru dans le « New York Times », dans lequel un homme affirme avoir été contraint à des relations sexuelles avec Christophe Girard alors qu’il avait 16 ans, dans les années 1990. L’élu nie et parle de « calomnie ».

La justice se saisit de l’affaire Christophe Girard. A la suite des déclarations de Aniss Hmaïd faites au journal américain The New York Times dimanche, le parquet de Paris a annoncé, mardi 18 août, avoir ouvert une enquête préliminaire pour « viol par personne ayant autorité » visant l’actuel conseiller de Paris et ancien adjoint à la culture à la mairie de Paris. L’enquête a été confiée à la brigade de protection des mineurs de la direction régionale de la police judiciaire. Elle doit déterminer « si le faits énoncés sont susceptibles de caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l’action publique est acquise », a précisé le parquet.

L’enquête publiée par le New York Times dimanche affirme que Christophe Girard a contraint Aniss Hmaïd, alors adolescent, à avoir des rapports sexuels avec lui dans les années 1990. L’article du quotidien américain s’appuie sur le témoignage de cet homme aujourd’hui âgé de 46 ans. « Une nuit, à Washington, écrit le prestigieux quotidien américain, l’adolescent est réveillé par Christophe Girard en train de le masturber. Il a 16 ans et c’est sa première expérience sexuelle. »

Christophe Girard a déjà été poussé fin juillet à la démission de son poste de maire adjoint en raison de ses liens (qu’il récuse en partie) avec l’écrivain accusé de pédophilie Gabriel Matzneff. Après la publication de l’article du New York Times, il a dénoncé, dimanche soir, des allégations « graves » et « sans fondement », parlant de « calomnie ». « Les faits dénoncés étant prescrits, la parole de l’accusateur, contre la parole de l’accusé, est laissée à l’appréciation du tribunal de l’opinion, où trop souvent une présomption de culpabilité en matière d’infractions sexuelles a pris le pas sur la présomption d’innocence », écrivait son avocate dans un communiqué, expliquant qu’elle allait entamer des poursuites contre l’accusateur.

Selon Aniss Hmaïd, Christophe Girard l’a agressé sexuellement une première fois à 16 ans lors d’un voyage aux Etats-Unis et l’a contraint à des rapports sexuels une vingtaine de fois au cours des années suivantes, ajoute le quotidien. En échange, poursuit l’article du New York Times, Aniss Hmaïd assure que Christophe Girard l’employait parfois comme domestique dans sa résidence d’été dans le sud de la France et « lui obtenait des emplois temporaires au sein de la maison Yves Saint Laurent » dont il était l’un des principaux dirigeants avant d’entrer en politique.



francetvinfo

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