Bárcenas veut revivre l'état de grâce



  • Bárcenas est un joueur essentiel dans le renouvellement du Panama
  • Après Russie 2018, il a signé au Real Oviedo, en Espagne
  • « Je veux jouer un rôle plus important qu’avant », annonce-t-il à FIFA.com

Dès son plus jeune âge, Yoel Bárcenas avait défini son plan : s’il voulait échapper à la pauvreté et sortir sa famille de la misère, il devait réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel. Né à Colón, Bárcenas a commencé à joueur dans les rues de la ville qui a donné naissance à plusieurs grands noms du football canalero, comme les frères Dely Valdés et Reynaldo Lewin.

« C’est un quartier où la vie n’est pas facile. Cette gagne qui anime les Colonenses, ça apporte une source de motivation supplémentaire quand on représente son pays ou son club. Dès que j’ai commencé à jouer, je savais qu’il fallait que je fasse bien les choses pour avancer et partir en Europe », indique-t-il à FIFA.com.

C’est au Deportivo Árabe Unido que le rêve a commencé à se transformer en réalité. Arrivé à neuf ans, il a gravi tous les échelons jusqu’à faire ses débuts en équipe première en 2012. « Tout dépend de l’état d’esprit. Le chemin est semé d’embuches. Mais dès que j’ai commencé à m’entraîner, j’ai toujours voulu réaliser mon rêve », assure-t-il.

Edgar Barcenas of Panama struggles for the ball with Hirving Lozano of Mexico

Yoel Bárcenas en bref

  • Né le 23 octobre 1993 à Colón (Panama).
  • 1m75 pour 75 kg
  • Clubs : Deportivo Árabe Unido (Panama), RNK Split (Croatie), Cafetaleros de Tapachula (Mexique), Real Oviedo (Espagne)
  • Poste : milieu de terrain
  • Qualités : vitesse, agilité, conduite de balle, puissance physique

Une sensation indescriptible

Il aura suffi de deux ans au Mago pour accéder à l’équipe nationale, avant d’intégrer une équipe qui a marqué l’histoire en décrochant une qualification inédite pour la Coupe du Monde de la FIFA™. « C’est sans aucune doute le plus beau moment de ma carrière », admet-il. « Il y avait beaucoup d’attentes, c’était la première fois que le Panama se qualifiait et j’étais très heureux d’avoir réalisé cet exploit historique. »

Outre la qualification elle-même, c’est tout le séjour en Russie qui lui a laissé de bons souvenirs. « La plus forte émotion, c’est la qualification, mais quand on se retrouve là-bas, il y a encore beaucoup de moments très agréables à vivre », assure-t-il. « Le premier match, contre la Belgique, a été un moment très fort en émotions. On est plusieurs à avoir pleuré, tellement on était heureux. C’est une sensation indescriptible. J’espère avoir l’occasion de la revivre. »

Un cadre et des responsabilités

Cette quête de bonheur, il cherchera à la satisfaire de nouveau à Qatar 2022™. Sauf qu’aujourd’hui, Bárcenas a changé. Il a 26 ans, les deux derniers passés à engranger de l’expérience en Espagne, au Real Oviedo. « Le fait de vivre en Europe a transformé ma façon de voir le football. J’ai découvert beaucoup de choses avec la culture européenne », reconnaît-il. « J’essaie tous les jours de progresser et d’aborder les matches de la meilleure des façons. J’essaie toujours de m’enrichir auprès de toutes les personnes qui peuvent m’apporter des choses. »

Son expérience fait aujourd’hui de Bárcenas l’un des cadres du Panama dans une période de renouvellement générationnel. « Je suis prêt et je travaille pour jouer un rôle important pour le Panama. Je veux jouer un rôle plus important qu’avant », annonce le milieu de terrain. « J’ai déjà passé la phase d’adaptation et d’intégration à la sélection, j’ai fait une Coupe du Monde, je joue en Europe. Maintenant, je veux peser davantage en sélection. »

Les choses n’ont pas été faciles pour le Panama récemment, et les Canaleros devront miser sur leur sens du sacrifice s’ils veulent être du voyage au Qatar. « On nous offre une nouvelle opportunité, alors qu’on était pratiquement éliminé. Il faut la saisir. Et il ne faut aussi avoir à l’esprit que cette opportunité peut encore nous filer entre les doigts », prévient Bárcenas. « Mais en faisant bien les choses, on pourra au moins accéder au dernier tour des qualifications de la CONCACAF. Physiquement, on est au niveau, on est puissants et rapides. C’est au niveau de la discipline et de la tactique qu’il faudrait s’améliorer », conclut-il.



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