« Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi », déclare Gérald Darmanin à Saint-Dizier sur fond de tensions avec la communauté tchétchène



Trois personnes parmi les 16 interpellées à Saint-Dizier vendredi doivent être présentées à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est en déplacement, dimanche 16 août, à Saint-Dizier, en Haute-Marne, pour rencontrer les forces de l’ordre, qui ont procédé vendredi à des interpellations visant à empêcher un projet de vengeance après l’agression d’un ressortissant tchétchène. Seize personnes originaires de cette communauté ont été arrêtés, a déclaré le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin lors de son déplacement. Treize personnes sont encore en garde à vue.

Trois hommes interpellés vendredi, également membres de la communauté tchétchène, armés de couteaux, de bâtons de bois et d’un sabre, doivent être présentés dimanche à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, selon le parquet de Chaumont.

« Des consignes ont été données à l’ensemble du ministère de l’Intérieur pour pouvoir comprendre ce phénomène d’ultraviolence d’une certaine communauté. Aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi », a déclaré Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur a rappelé que « c’est la police de la République, la gendarmerie, les forces légitimes d’intervention des forces de l’ordre qui font la loi dans notre pays ».

« Il y a une personne qui n’est pas Tchétchène et qui a une reconduite à la frontière », a également indiqué Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur a précisé avoir demandé à la préfète de procéder à la reconduite de cette personne dans son pays à la fin de la procédure judiciaire.

Pour « ceux qui auraient des demandes en cours de droit d’asile et qui seraient confondus par la justice du fait d’avoir des responsabilités particulières dans ce genre d’affaires », Gérald Darmanin a assuré qu’il demandera à son administre de « regarder avec un œil différent » cette demande d’asile. « Avoir l’asile sur le territoire national ne crée par des droits de faire le bordel, des règlements de compte ou d’attenter à la vie des uns et des autres », a-t-il justifié.

Une information judiciaire pour transport illégal d’armes de catégorie D et association de malfaiteurs doit être ouverte pour poursuivre les investigations, notamment pour déterminer « l’ampleur » de l’appel à se venger qui a circulé entre eux, a indiqué le procureur de la République de Chaumont, Frédéric Nahon.





francetvinfo

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