L’éviction de Marc Guillaume, coup de semonce envers « l’Etat profond » ?



L’ex-secrétaire général du gouvernement n’a pas encore pris ses fonctions à la préfecture de Paris et de la région Ile-de-France (ce sera fait le 17 août), mais nous lui avons quand même adressé, par e-mail, une demande d’entretien. « N’attendez rien, il ne parle jamais à la presse », a prévenu un proche. Le 7 août, Marc Guillaume était pourtant sorti de sa réserve, à la suite de la publication dans « le Monde » d’une note rédigée deux ans plus tôt par des conseillères de l’Elysée pour dénoncer ses remarques sexistes. Du rustre et du pas drôle : « C’est rare une femme qui pense » ou encore « vous, vous allez faire carrière grâce à votre décolleté ». Avait-il été alerté par l’Elysée de ces plaintes ? Ses proches jurent que non. Mais pour ce haut fonctionnaire, la publication de ce document accablant (« la misogynie m’est totalement étrangère », a-t-il juré) a été un coup supplémentaire, quelques jours après son limogeage express du gouvernement.

Comportements sexistes à Matignon : « Le pouvoir désinhibe »

Conseiller d’Etat, membre du conseil d’administration du Siècle (club qui regroupe le gratin des affaires, de la politique et des médias), de Sciences-Po et de l’ENA : si l’on devait désigner l’archétype de l’élite à la française, on le choisirait lui, Marc Guillaume. Quinqua passé par le ministère de la Défense, la Chancellerie, le Conseil constitutionnel et Matignon. Un homme au parcours exemplaire, teinté de cette morgue si particulière à la haute fonction publique. Même ceu

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nouvelobs

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