La Bourse de Paris résiste aux sanctions chinoises contre des Américains (+0,58%)


La Bourse de Paris montait de 0,58% lundi à la mi-séance, touchée mais pas ébranlée par l’annonce de sanctions par Pékin à l’encontre de onze responsables américains, en représailles à des mesures similaires de Washington contre des officiels chinois.

L’indice CAC 40 prenait 28,47 points à 4.917,99 points à 12H45 (10H45 GMT). A Wall Street les contrats à terme laissaient présager une ouverture prudemment en hausse, le Dow Jones prenant 0,38%, le S&P 500 0,16%, et le Nasdaq lâchant 0,02%.

L’indice parisien suivait à la mi-journée la même tendance qu’à l’ouverture, après avoir brièvement évolué dans le rouge au moment d’annonces chinoises dans la matinée.

« La Chine a décidé d’imposer des sanctions à l’encontre de certaines personnes qui se sont mal comportées sur les questions liées à Hong Kong », a indiqué devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, sans préciser la nature de ces sanctions.

Parmi les personnes visées, les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruz.

Cette annonce intervient après des mesures similaires prises vendredi par Washington contre des responsables chinois, dont la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, accusés de chercher à restreindre l’autonomie du territoire.

Douchée, la Bourse de Hong Kong a terminé en baisse de 0,63% lundi.

– Décret –

Mais sur le plan économique, « les espoirs d’un plan de relance américain et les données macroéconomiques solides de la Chine » poussent les indices vers le haut, estiment les analystes d’ActivTrades.

A défaut d’accord pour l’heure entre démocrates et républicains au Congrès, le président américain Donald Trump a agi samedi par décret.

Parmi les mesures décidées, un gel des charges salariales, une allocation chômage de 400 dollars par semaine, des protections pour les locataires menacés d’expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Ces annonces font toutefois l’objet d’un certain scepticisme concernant leur applicabilité. Elles pourront être contestées en justice puisque c’est au Congrès que la constitution américaine confie la plupart des décisions budgétaires du pays.

Toutefois, « avec le carnage causé par le virus sur l’économie, les membres du Congrès devraient parvenir à un accord sous peu », a réagi Ipek Ozkardeskaya, analyste senior pour Swissquote Bank.

L’épidémie est encore loin d’être endiguée dans le pays: les Etats-Unis sont en voie de franchir la barre des 5 millions de cas de Covid-19, avec plus de 160.000 morts. A l’échelle internationale, le virus a tué 727.288 personnes dans le monde selon un bilan AFP.

Parmi les valeurs françaises du jour, Alstom lâchait 1,42% à 55,01 euros.

Le constructeur ferroviaire français, qui a reçu le 31 juillet le feu vert de Bruxelles pour le rachat de Bombardier Transport, a déploré vendredi les difficultés « non prévues » auxquelles fait face la branche ferroviaire du groupe canadien et a annoncé vouloir « en tenir compte (…) lors des discussions à venir ».

La société de production et de distribution de films et séries EuropaCorp gagnait 2,86% à 0,76 euros. Elle a annoncé samedi la nomination d’un nouveau directeur général, Axel Duroux, qui va remplacer Luc Besson à la suite de l’entrée majoritaire au capital du fonds américain Vine.



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