Où sont passées les voix de la gauche ? (Celles des esprits)



« Il y a dans l’homme des puissances extraordinaires et inconnues, qui sont nulles ou à peu près dans son état normal, mais qui se manifestent dans certains états que nous appelons anormaux. Il y a en nous un moi inconnu qui peut exercer une action directe sur la matière […], percer du regard l’opacité d’un obstacle et recueillir à distance à travers l’espace la pensée inexprimée d’un autre moi. »

C’est par ces mots de Jean Jaurès que s’ouvre l’exposition « Esprit, es-tu là ? Les peintres et les voix de l’au-delà » (au Musée Maillol, à Paris, jusqu’au 1er novembre). En ce temps-là, les socialistes ne manquaient pas de voix. Je ne parle pas de celles des électeurs, mais de celles des esprits. Jaurès s’intéressait ainsi à la télékinésie et fréquentait Léon Denis, un éminent « philosophe spirite ». Plus tôt, l’industriel Jean-Baptiste Godin (1817-1888), fondateur du familistère de Guise, présenté dans l’exposition comme « l’inventeur du poêle à charbon en fonte de fer », faisa

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nouvelobs

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