Nicolas Revel, le bras gauche de Castex


« Je vais y réfléchir, toi aussi tu devrais le faire ! » Lorsque Jean Castex l’appelle en ce début juillet, Nicolas Revel temporise. Que celui qui s’apprête à s’installer à Matignon lui propose de devenir son directeur de cabinet ne le surprend guère. « Jean » est un ami de trente ans, et leurs routes n’ont pas cessé de se croiser depuis leurs années passées ensemble à la Cour des comptes. Nicolas Revel sait surtout qu’Emmanuel Macron rêve de le voir à ce poste clé du pouvoir. Le chef de l’Etat n’avait-il pas déjà tenté de l’imposer comme bras droit d’Edouard Philippe en mai 2017 ?

Il n’ignore pas la lecture qui sera faite de sa nomination : l’œil de Moscou, ou plutôt de l’Elysée, s’installe rue de Varenne… Il en avertit Castex, qui s’en moque. Le patron de l’Assurance-maladie mesure aussi ce qui l’attend : les faillites en cascade, le chômage et les tensions sociales, le rythme de « hamster dans la roue » que suppose ce job infernal, la vie de famille (il a trois enfants) et les vacances sur l’île d’Houat rétrécies. Avant de se lancer, il consulte son ancien mentor Bertrand Delanoë, ainsi que l’ex-secrétaire générale de la Ville de Paris Véronique Bédague-Hamilius, une amie qui occupa cette même fonction de dircab à Matignon sous Manuel Valls. « Quand on vous propose un tel poste, on a forcément des doutes, confie cette dernière. Mais Nicolas en avait envie. »

« Son pouvoir sera énorme »

A 54 ans, Nicolas Revel occupe désormais l’un des postes les plus stratégiques de l’Etat. D

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nouvelobs

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