Engourdie, la Bourse de Paris finit la semaine quasi-stable


La Bourse de Paris a terminé en très légère hausse de 0,09% vendredi, dans un faible volume d’échanges que ni les tensions géopolitiques entre la Chine et les États-Unis, ni les résultats de l’emploi américain n’ont réveillé.

L’indice CAC 40 a grappillé 4,39 points à 4.889,52 points, dans un volume d’échanges de 2,2 milliards d’euros. Sur la semaine, le rebond est net, à 2,21%, mais de moindre ampleur que la chute de 3,5% observée la semaine précédente.

Le marché évolue avec « de très faibles volumes » depuis plusieurs jours, note à l’AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo Securities.

Après la salve des résultats d’entreprises fin juillet, « beaucoup de sociétés de gestion sont en service minimal » relève-t-il.

Selon le spécialiste, cette situation pourrait continuer la semaine prochaine, en l’absence de développements géopolitiques ou sanitaires.

Difficile donc de faire réagir ce marché atone. L’après-midi a toutefois apporté des nouvelles plutôt positives sur le front de l’emploi américain, avec une baisse plus prononcée qu’anticipé du taux de chômage, qui s’établit à 10,2% en juillet, soit une baisse de 0,9 point par rapport à juin.

Les créations d’emploi ont nettement ralenti par rapport au mois précédent, avec 1,8 million d’emplois créés, contre 4,8 millions en juin.

Le redémarrage de l’activité a en effet été ralenti par le virus, reparti de plus belle dans une large partie du pays.

« Donald Trump avait donc raison en annonçant que les chiffres de l’emploi seraient meilleurs qu’attendu », estime John Plassard, spécialiste de l’investissement chez Mirabaud. Toutefois, il remarque également « la baisse du taux de participation » de la population au marché du travail qui « laisse augurer que de plus en plus d’Américains se retrouvent sans aucune aide. »

D’autant plus que les négociations sur le plan de relance au Congrès américain restent enlisées. Face à l’impasse politique, le président américain a menacé d’imposer un décret présidentiel pour prolonger les aides supplémentaires pour les chômeurs et autoriser une baisse de la taxe sur les salaires.

La publication de ces chiffres a permis au marché de laisser de côté les tensions grandissantes entre les États-Unis et la Chine.

L’application chinoise de partage de vidéos TikTok a menacé vendredi d’engager des poursuites judiciaires contre les États-Unis après la signature la veille par Donald Trump d’un décret interdisant d’ici 45 jours toute transaction « des personnes sous juridiction américaine » avec sa maison mère ByteDance.

Une mesure du même ordre a été prise contre la plate-forme WeChat, qui appartient au géant technologique chinois Tencent.

Sur le plan des valeurs, Airbus a une nouvelle fois terminé en hausse de 1,42% à 69,30 euros. Sur la semaine, l’action a gagné plus de 10%.

Le producteur d’hydrocarbures Maurel & Prom (-0,91% à 1,74 euros) a annoncé vendredi être tombé dans le rouge avec une lourde perte au premier semestre en raison de la chute des cours du brut, qui l’a aussi contraint à passer d’importantes dépréciations.



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