comment le monde du travail s’organise


Un salarié du BTP boit de l’eau en plein soleil. Photo d’illustration. (MARC OLLIVIER / MAXPPP)

Travailler par temps de canicule c’est déjà un défi, mais avec le coronavirus, c’est encore plus compliqué. Cet été, les entreprises comme les salariés doivent s’adapter à des contraintes encore plus fortes, respect des règles sanitaires oblige.

Il y a tout d’abord ce qui ne change pas pour les employeurs. En période de fortes chaleurs, ils sont tenus d’assurer la sécurité de leurs salariés. Aucun seuil de température n’est fixé par la loi, mais si l’on travaille dans un bureau, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) préconise d’évacuer à partir d’une température intérieure de 34 degrés. Plus généralement, les entreprises ont toute une série d’obligations vis-à-vis de leurs salariés, comme leur fournir de quoi s’hydrater, mettre à leur disposition des locaux aérés, ou même aménager leurs horaires de travail si nécessaire.

Dans une note publié au début du mois, la Direction générale du travail (DGT) précise par exemple que les points d’eau potable, placés à proximité des postes de travail, devront être régulièrement désinfectés. Elle indique aussi que l’air des locaux fermés devra être renouvelé mais en évitant les ventilateurs, qui pourraient faciliter la dispersion du virus. Concernant le port du masque, c’est la distanciation sociale et les gestes barrières qui sont encouragés, pour éviter de devoir rester masqué tout au long de la journée.

À ce propos, tous les métiers ne sont pas égaux face à la canicule et aux protections contre le Covid. Pour les ouvriers du BTP, porter un masque par temps de canicule c’est un peu la double peine. Là encore, les chantiers doivent s’organiser pour que la distanciation physique soit respectée et qu’ils puissent s’en passer. Distanciation sociale aussi pendant les pauses, puisque les locaux mis à disposition de ces ouvriers doivent être assez vastes pour qu’ils puissent se tenir à distance les uns des autres. Autre obligation du secteur : fournir au moins trois litres d’eau par jour et par travailleur.
Par temps de canicule, le BTP fait d’ailleurs partie des professions les plus surveillées, au même titre que l’agriculture, la restauration et les transports.

C’est le cas extrême, mais il le peut s’il estime être en situation de “danger grave et imminent”, ou s’il constate un défaut dans les dispositifs de protection. Il exerce alors son droit de retrait.
Sans aller jusque-là, il est tout à fait possible, pour ceux dont l’activité le permet, de télétravailler. C’était déjà possible en cas de canicule avant le coronavirus, et c’est encore plus d’actualité aujourd’hui.



FranceTVinfo

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