« la victime dans cette histoire, c’est moi »


Il se dit « sali ». Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et dont la nomination place Beauvau suscite la colère des féministes, a estimé qu’il était la « principale victime » de ce qu’il qualifie une « calomnie ».

Pourquoi nommer Darmanin à l’Intérieur est une faute politique

« La victime dans cette histoire, c’est moi. C’est moi dont on salit le nom. C’est à moi qu’on prête des comportements que je n’ai jamais eus », déclare le ministre de l’Intérieur dans un entretien au « Point », mis en ligne mercredi 5 août.

« C’est difficile à vivre. Mais je n’ai pas le droit de me plaindre », ajoute l’ancien ministre des Comptes publics.

Deux versions s’affrontent

Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l’avait sollicité en 2009 lorsqu’il était chargé de mission à l’UMP (parti devenu LR) pour faire annuler une condamnation pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ex-compagnon.

Darmanin a retiré sa plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre son accusatrice de Tourcoing

Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de « passer à la casserole », ainsi qu’elle l’a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme mais, selon lui, librement consentie.

Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été récemment relancée par la cour d’appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.

« Je suis à la disposition de la justice », répète le ministre dans l’entretien, où il suggère que cette affaire soit un « passage initiatique pour ceux qui dérangent quand on fait de la politique nationale ».





nouvelobs

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