le PGE saison, nouveau prêt garanti par l’Etat pour les entreprises fragilisées par le coronavirus


Annoncé mi-mai, le PGE saison s’adresse au secteur du tourisme au sens large notamment les entreprises de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, de la nuit et de la culture.

Un bol d’oxygène pour le secteur du tourisme particulièrement mis à mal par la crise du coronavirus. Un nouveau prêt garanti par l’État (PGE) entre en vigueur mercredi 5 août, il s’agit du PGE saison. La principale différence avec le PGE dans sa version générale, c’est la base de calcul du montant empruntable. C’est l’ensemble du chiffre d’affaires de 2019 qui fait référence pour le PGE classique alors qu’avec le PGE saison ce sont les trois meilleurs mois de l’année 2019. Les entreprises concernées auront la possibilité d’emprunter jusqu’à 25% du chiffre d’affaires de ces trois mois.

Annoncé mi-mai, le PGE saison ne s’adresse pas uniquement à ceux qui emploient des saisonniers mais à tout le secteur de l’hôtellerie, restauration, de l’évènementiel, du sport, de la nuit et de la culture. Beaucoup d’entreprises ont déjà eu recours d’ailleurs au PGE classique. Elles représentent presque 10% des 102 milliards d’euros déjà prêtés, et 95 000 entreprises sur les 575 000 qui ont fait une demande. « Il va falloir maintenant construire le retour à la normale, explique Pedro Novo, coordinateur du plan tourisme à la banque BPI France. Cela ne peut pas se traiter que par la dette et donc, il faut construire une stratégie qui porte jusqu’à 2021-2022 de retour à la normale progressif. » 

L’État a pris sa part, il a décidé de reporter jusqu’à la fin de l’année le recours au chômage partiel, rappelle le coordinateur du plan tourisme à la banque BPI France. Le PGE saison est cumulable avec le PGE classique et remboursable sur cinq ans. À ces deux dispositifs s’ajoute le prêt tourisme qui est amortissable sur 12 ans. « Avec cette durée de crédit et à ce différé, ce sont quasiment des fonds propres, même si c’est un crédit qui se rembourse naturellement, affirme Pedro Novo. C’est cette patience qui est à rechercher. »

Pour l’instant, les entreprises ne se bousculent pas pour se renseigner. Beaucoup d’entre elles attendent de voir comment se passe leur saison, avant d’évaluer leurs besoins financiers.



FranceTVinfo

A lire aussi

Laisser un commentaire