Trump réclame la peine de mort pour Djokhar Tsarnaev, auteur de l’attentat du marathon de Boston en 2013


« Il est rare que quelqu’un ait autant mérité la peine de mort que le poseur de bombe de Boston, Dzhokhar Tsarnaev ». C’est en ces mots que Donald Trump a réclamé dans un tweet dimanche 2 août que l’auteur de l’attentat à la bombe du marathon de Boston en 2013 soit à nouveau condamné à la peine de mort, critiquant l’annulation récente de sa peine par une cour d’appel.

Le président américain a déploré des « vies perdues ou ruinées », avant d’affirmer que « le gouvernement fédéral doit à nouveau réclamer la peine de mort ».

Djokhar Tsarnaev et son frère aîné, Tamerlan, avaient été accusés d’être à l’origine d’un attentat survenu le 15 avril 2013 à Boston : les frères avaient posé deux bombes artisanales près de la ligne d’arrivée du marathon, faisant trois morts et 264 blessés.

Trump au pouvoir, ou la nuit américaine

Prison à perpétuité au minimum

Etudiant d’origine tchétchène, Djokhar Tsarnaev avait été condamné à mort en juin 2015. Mais, plus de sept ans après l’attentat, une cour d’appel de Boston a décidé vendredi 31 juillet de revoir sa copie en ce qui concerne les chefs d’inculpation passibles de la peine de mort, notamment à cause de problèmes dans la sélection des jurés.

Son dossier a donc été renvoyé devant un tribunal de première instance pour être réexaminé, mais quelle qu’en soit l’issue, Tsarnaev restera condamné, au minimum, à la prison à perpétuité.

Aux Etats-Unis, la guerre de Sécession n’est pas terminée

Sa défense a toujours affirmé que le jeune homme, âgé de 19 ans à l’époque (27 ans aujourd’hui), était sous l’influence de son aîné, tué par les forces de l’ordre trois jours après l’attentat à l’issue d’une chasse à l’homme dans la banlieue de Boston. Lors de leur cavale, les deux frères avaient abattu un policier.

Trump renforce sa position sur la peine de mort

Cette déclaration va de pair avec la volonté de Donald Trump de mener une campagne de réélection axée sur la « fermeté » : le président et candidat réclame régulièrement un usage renforcé de la peine de mort, malgré les critiques de ses opposants, comme Robert Dunham, directeur du Centre d’information sur la peine de mort, qui dénonçait le 13 juillet une « instrumentalisation politique de la peine de mort ».

Donald Trump relance la peine de mort au niveau fédéral et suscite la controverse

A l’approche de l’élection du 3 novembre, son gouvernement semble décidé à procéder à un nombre record d’exécutions fédérales. Renouant avec cette pratique interrompue depuis 17 ans, l’administration républicaine a déjà procédé à trois injections létales en juillet, et quatre autres sont prévues en août et septembre.

Aux Etats-Unis, la plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, les tribunaux fédéraux n’étant saisis que pour les faits les plus graves ou commis dans des réserves amérindiennes ou sur des bases militaires. Depuis 1988, seules trois personnes avaient été exécutées pour un crime fédéral.





nouvelobs

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