Jean Castex, un cœur catalan



C’est dans un petit village du bout du monde, dans les Pyrénées-Orientales, aux confins de la France, à quelques kilomètres par un sentier escarpé d’une Catalogne espagnole aujourd’hui en pleine ébullition indépendantiste, que le cœur catalan de Jean Castex s’est très tôt mis à battre. C’est dans le bourg de Valcebollère, 42 âmes, arrosé par les eaux cristallines de la Vanéra, accroché au rude relief, entouré d’un cirque de montagnes somptueuses dominants la large vallée de la Cerdagne, que le nouveau Premier ministre, un Gascon né dans le Gers, est devenu catalan d’adoption.

C’est tout au bout de l’étroite et sinueuse route départementale 30 en cul-de-sac, à deux heures de Prades, une modeste sous-préfecture dont Jean Castex est maire (sous l’étiquette UMP puis LR) depuis 2008, que le chef du gouvernement est venu, pour la première fois, à l’âge de 5 ans, vivre au cœur d’un pays catalan devenu français dès 1659. Ses instituteurs de parents l’avaient envoyé dans ce hameau catalan fier et isolé, rescapé du bétonnage du ski alpin. Jean Castex venait soigner son asthme à 1 500 mètres d’altitude, à l’air pur de ce village ancestral qui semble figé dans la pierre et le temps.

Au-dessus de Valcebollère, on peut encore grimper à travers les forêts, les vallons et les blocs schisteux, vers les « cols de la liberté ». C’est là, qu’à partir de janvier 1939, de nombreux républicains espagnols et catalans, fuyant l’effondrement du front de Catalogne et la victoire de Francisco Franco, fran

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