Aurélien Pradié, n°3 de LR, conseille à Darmanin de « se taire » après son « je m’étouffe » « plus que déplacé »


Aurélien Pradié, le secrétaire général des Républicains, a jugé ce jeudi « plus que déplacée » l’expression du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui avait dit « s’étouffer » en « entendant le terme “violences policières” ».

« L’expression de Gérald Darmanin, je la trouve plus que déplacée », a déclaré le député du Lot sur Franceinfo avant d’ajouter :

« Lorsqu’on est ministre de l’Intérieur, sa parole compte, on ne fait pas de traits d’humour noir ou sinistre comme cela et on ne prononce pas ces phrases d’étouffement, parce qu’on sait que ça résonne dans notre société. »

« Si on ne veut pas mettre le feu à la société lorsqu’on est ministre de l’Intérieur, on pèse ses mots ou on se tait », a souligné Aurélien Pradié.

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Le secrétaire général des Républicains ne sait pas si la déclaration de Gérald Darmanin était une maladresse : « Je ne suis pas dans sa tête et c’est plutôt une bonne nouvelle d’ailleurs. En tout cas, s’il ne l’a pas fait sciemment, c’est qu’il a besoin sûrement de reconsidérer ce qu’est sa mission de ministre de l’Intérieur et je le redis, ou de peser ses mots ou de se taire. Parfois, ça ne fera pas de mal à Gérald Darmanin de se taire », a-t-il insisté.

Le numéro 3 des Républicains a en outre estimé que la position du ministre de l’Intérieur n’était « plus tenable », faisant également référence à l’information judiciaire en cours visant Gérald Darmanin après une accusation de « viol » qu’il réfute.

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« Aucune arrière-pensée »

Gérald Darmanin a rejeté mardi le terme de « violences policières » devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale, prononçant une phrase qui a suscité une vive polémique. « Quand j’entends le mot “violences policières”, personnellement, je m’étouffe », a-t-il déclaré.

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Ces propos font écho à l’affaire Cédric Chouviat, mort après avoir dit sept fois « j’étouffe » à la suite d’une interpellation policière en janvier.

« C’est une expression française utilisée communément, comprise par tous. Il n’y avait aucune arrière-pensée. Il ne s’agit en aucun cas d’un parallèle dans une affaire où des mises en examen ont été prononcées », a précisé mercredi à l’AFP l’entourage de Gérald Darmanin.

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Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a lui aussi souligné que les déclarations de Gérald Darmanin n’étaient « évidemment pas liées » au décès de Cédric Chouviat.

La phrase du ministre de l’Intérieur avait été très critiquée dès mercredi par la famille Chouviat et par de nombreux responsables politiques de gauche.





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