disparition d’une grande avocate pour la cause des femmes



Gisèle Halimi était une combattante de la cause des femmes. On était encore bien loin du mouvement #MeToo et des revendications de 2020. En ces temps-là, pas si vieux, le harcèlement sexuel n’était pas un délit, et le viol n’était pas un crime. Beaucoup d’hommes d’ailleurs l’excusaient dans certains cas. Gisèle Halimi, avec le mouvement MLF (mouvement de libération des femmes), se battait pour qu’au moins, les violeurs passent aux assises.

Gisèle Halimi, née en 1927 en Tunisie dans une famille judéo-berbère traditionaliste, avait compris dès son enfance, disait-elle, qu’elle serait avocate. Dans les années 1970, elle est l’une des pionnières du combat pour l’avortement libre. Elle signe le fameux « Manifeste des 343 », ces femmes qui déclarent avoir avorté illégalement. Mardi 27 juillet, devant l’hémicycle de l’Assemblée nationale debout pour l’applaudir, un autre avocat lui a rendu hommage : Éric Dupond-Moretti.



francetvinfo

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