[Revue de presse] Covid-19 : les pays d’Europe renforcent leurs mesures sanitaires


Revue de presse
28.07.2020

Face à la hausse du nombre de cas positifs et à la crainte d’une deuxième vague épidémique, les pays d’Europe ont adopté ces derniers jours des mesures sanitaires plus strictes. Des dispositions qui menacent la saison touristique, et donc l’économie de certains pays très dépendants de ce secteur, comme l’Espagne.

Le retour des mesures de quatorzaine pour les voyageurs en provenance d’Espagne suscite l’inquiétude du secteur touristique. Ici, à l’aéroport de Barcelone, les touristes se font déjà moins nombreux – Crédits : Federico Fermeglia / iStock

Depuis quelques jours en Europe, flotte « un petit air de déjà-vu« , relate Le Figaro. Alors que « l’épidémie de coronavirus reprend partout en Europe« , certains pays adoptent des mesures plus strictes pour lutter contre la propagation du virus, à commencer par la limitation des « entrées sur leur territoire« , poursuit le média. Désormais, « des contrôles sont instaurés vis-à-vis des touristes venant de zones ou de pays jugés à risque« . Parmi ces mesures, l’instauration d’une quarantaine obligatoire, la réalisation d’un test à l’arrivée ou quelques jours avant le départ « se multiplient à mesure que les contaminations repartent à la hausse dans différents pays« , précise le quotidien.

Ainsi l’Italie, pays européen qui a été « le plus durement frappé par le virus« , s’inquiète de la situation dans les pays voisins, rapportent Les Echos. Ce qui a conduit le ministère italien de la Santé à prendre la décision de « placer en quarantaine les ressortissants roumains et bulgares à leur arrivée en Italie« , alors que les deux pays voient leur taux de contamination grimper. En Allemagne, les autorités locales sont autorisées « à prendre des mesures de confinement renforcées avec ‘des interdictions de sortie’ dans des zones géographiques limitées« , alors qu’au Portugal, le confinement à domicile des habitants de la région de Lisbonne, décrété le 1er juillet, est prolongé « au moins jusqu’à la fin juillet« , énumère Le Point. Même la Grèce, qui avait été « un des premiers pays de l’UE à rouvrir ses frontières pour lancer sa saison touristique » a du renforcer ses contrôles aux frontières. Désormais « tout visiteur venant de Bulgarie ou de Roumanie ne pourra embarquer à bord de son avion pour la Grèce que s’il est en mesure de démontrer que le test qu’il a réalisé trois jours plus tôt est négatif » [Le Figaro].

En Espagne, le retour de la quatorzaine plombe le secteur touristique

Mais si « comme souvent en Europe« , il y a « autant de manières de procéder qu’il y a de pays« , face à l’anticipation d’une deuxième vague, Le Figaro observe une constante : « l’Espagne est de plus en plus visée par ces restrictions« . Le gouvernement espagnol tente de rassurer ses voisins européens face à « la reprise de l’épidémie« , en affirmant que « la situation [est] ‘sous contrôle’ et que les foyers [sont] ‘localisés et isolés' » [Le Monde].

Plusieurs pays ont en effet annoncé au cours du week-end le retour d’une quatorzaine obligatoire pour les voyageurs revenant d’Espagne. « A la suite de la Finlande, du Danemark et de l’Autriche, la Norvège a décidé samedi d’imposer une quarantaine de dix jours aux voyageurs venant d’Espagne, tandis que Paris recommandait aux Français d’éviter de se rendre en Catalogne« , résument Les Echos. Dimanche 26 juillet, le Royaume-Uni, dont les ressortissants constituent le premier contingent de touristes en Espagne, a lui aussi annoncé la mise en place d’une quatorzaine immédiate pour les voyageurs en provenance de cette destination. Avec quelques exceptions. Après négociations, la mesure pourrait en effet « ne pas s’appliquer (…) aux îles espagnoles des Baléares et des Canaries [moins touchées par le virus], selon la presse britannique de lundi après-midi« , détaille le média.

Ces différentes annonces ont un impact sur le secteur touristique « qui représente 12,3% du PIB du pays« , estime le Figaro. « Il y a déjà des annulations et il va y en avoir plus. Personne ne veut partir une semaine en vacances pour se retrouver enfermé deux semaines chez lui au retour« , a déploré Emilio Gallego, le secrétaire général de la fédération Hosteleria de España [Sud-Ouest].

En Belgique, « un reconfinement social »

Outre l’Espagne, la situation en Belgique est elle aussi suivie de près par les autorités locales, alors que le pays constate « [une] augmentation de 71 % [de nouveaux cas positifs au Covid-19] au cours des sept derniers jours enregistrés, du 17 au 23 juillet, par rapport aux sept jours précédents« , rapporte Politico. Le média explique que la province d’Anvers, « la plus peuplée de Belgique » a annoncé lundi 27 juillet l’instauration d’un « couvre-feu et d’autres nouvelles réglementations strictes« . La région « fait les frais de ce que l’on craint être le début d’une deuxième vague dans le pays, la province représentant désormais près de la moitié du total des nouveaux cas en Belgique« , poursuit le journal.

Hier, à l’issue d’un Conseil national de sécurité, la Première ministre Sophie Wilmès a annoncé le durcissement des règles sanitaires à observer. Ainsi « la ‘bulle de contact’ – autrement dit les personnes qu’il est possible de rencontrer sans avoir à observer strictement les règles de distanciation – est ramenée à cinq personnes par foyer » contre quinze jusqu’à présent. Les rassemblements publics à l’extérieur sont limités à 200 au lieu de 400 et il est désormais « interdit de faire ses courses à plusieurs dans les magasins et d’y rester plus de 30 minutes« , détaille Le Figaro. Ces mesures, qui entreront en vigueur à compter du 29 juillet « visent à éviter un nouveau ‘lockdown »’, qui n’est toutefois « pas exclu », note Courrier international. Interrogé par la RTBF, l’épidémiologiste Yves Coppieters parle d’“un vrai reconfinement social” [Courrier international].

 

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