Affrontements entre police et manifestants à Portland pour la 60e nuit de contestation


Les manifestants sont descendus lundi 27 juillet dans les rues du centre-ville de Portland, en Oregon, pour une soixantième nuit consécutive de protestations contre le racisme et les violences policières. Des policiers ont tiré du gaz lacrymogène alors que des manifestants s’approchaient d’eux à vélo.

Si les choses semblaient s’être calmées avec la pandémie de Covid-19, les scènes d’échauffourées ont repris de plus belle depuis quelques jours, surtout depuis que des policiers fédéraux ont été déployés par le président Donald Trump dans le centre-ville de Portland.

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Culture de défiance

Presque tous les jours depuis la mort du quadragénaire noir George Floyd sous le genou d’un policier blanc à Minneapolis fin mai, des milliers de manifestants protestent dans les rues de la métropole américaine du nord-ouest des Etats-Unis, sans relâche, contre les brutalités policières.Après la mort de George Floyd, des policiers posent leur genou à terre en soutien aux manifestants

Cette ville est régulièrement le siège de conflits sociaux et d’affrontements de rue du fait de son militantisme ouvrier, sa culture antifasciste de défiance envers les autorités, mais aussi son lourd passé ségrégationniste.

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Mobilisée, la plus grande ville de l’Etat d’Oregon s’est taillée dans les années 1960 une solide réputation de contestation liée à l’extrême gauche, comme sa voisine Seattle ou, plus au sud, San Francisco. Depuis quelques années, elle est même devenue pour beaucoup dans le pays un symbole de l’opposition au président Donald Trump et aux conservateurs de tout poil.





nouvelobs

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