Bolaños, Tico inoxydable



  • À 36 ans, Bolaños a été désigné meilleur joueur du championnat costaricain
  • Il est prêt à relever tous les défis avec la sélection
  • « Le Costa Rica s’apprête à disputer ses qualifications les plus difficiles »

Ils étaient nombreux à le voir fini. Quand Christian Bolaños a annoncé qu’il n’avait pas trouvé d’accord avec Vancouver pour la prolongation de son contrat, en décembre 2017, certains se sont aventurés à annoncer la fin de carrière d’un joueur alors âgé de 33 ans.

Mais le Costaricain avait un plan B au pays, au Deportivo Saprissa. « J’ai décidé que c’était le moment pour moi de retrouver ma famille au Costa Rica. À l’époque, j’avais 33 ans et quand on me posait la question au sujet de ma retraite, je répondais que j’aborderais les championnats un par un pour me décider. Aujourd’hui encore, je ne suis toujours pas en mesure de vous donner une date », lance-t-il en toute franchise, au micro de FIFA.com.

Christian Bolaños en détail

  • Né le 17 mai 1984 à Hatillo, San José (Costa Rica)
  • 1,77 m pour 68 kg
  • Débuts : le 11 décembre 2001 avec Saprissa
  • Poste : ailier droit
  • A joué dans les championnats du Danemark, de Norvège, des États-Unis et du Qatar

Pour son retour « à la maison », avec quasiment 19 ans de carrière au compteur, Bola a fait du Bola : il s’est donné à fond et a répondu présent sur le terrain. Dès le premier championnat, il s’est parfaitement adapté au Monstruo Morado et se préparait à entrer dans l’histoire en devenant le premier Tico à disputer trois éditions de la Coupe du Monde de la FIFA™, à Russie 2018.

Hélas, une blessure contractée à trois mois du grand rendez-vous a contrarié ses plans et il a dû faire appel à son caractère de guerrier pour continuer à avancer : « Ç’a été très difficile. On a fait de très bonnes qualifications et sur le plan individuel, ç’a été ma meilleure campagne, car j’ai terminé meilleur buteur. J’ai pris un coup sur une action anodine mais ça s’est révélé grave (fracture de la cheville). J’ai eu beaucoup de pression pendant la rééducation mais les médecins ont super bien travaillé et j’ai pu revenir. »

Au sommet de son art

Aujourd’hui âgé de 36 ans, il vient de décrocher un nouveau titre national avec Saprissa. Cerise sur le gâteau, il a terminé meilleur buteur et meilleur joueur du championnat. « Je suis très content, très satisfait… Le fait que nous ayons remporté le championnat donne encore plus de valeur à mon titre de meilleur buteur. Je l’ai toujours dit : tout ça, c’est grâce à mes coéquipiers, à l’encadrement technique et aux supporters, qui m’ont fait confiance et m’ont témoigné beaucoup d’affection pendant cette période. »

Et dire que certains se demandent encore si Christian est arrivé au bout du chemin…

Lui a d’autres idées en tête : continuer à briller avec Saprissa et aider le Costa Rica à se qualifier pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™. Même si, comme il le reconnaît, le chemin n’est pas simple. « On m’interroge souvent sur la Coupe du Monde au Qatar. Pour certains, une participation serait farfelue, mais compte tenu de mes sensations et de l’évolution des choses… En plus, les qualifications sont pour très bientôt, » souligne-t-il.

Une porte ouverte sur le Qatar

« Je ne fermerai jamais la porte à la sélection. Il faut voir comment je me sens et dans quelles conditions ça peut se faire. On a eu un entraîneur pendant un an et il est parti, du coup la dynamique a été interrompue. Si le nouveau sélectionneur veut compter sur mes services et si je suis important à ses yeux, je réfléchirai à cet objectif et je parlerai avec lui. Je veux jouer, ne pas y aller pour un ou deux matches, » ajoute-il.

Tout semble clair. Et qui semble mieux indiqué que lui pour enfiler la tunique nationale et mener le combat ? « On en en train de vivre un changement de génération et les jeunes vont devoir négocier cette campagne tronquée. Aujourd’hui, Ronald González s’attelle à ce changement de cap. Costa Rica va disputer ses qualifications les plus difficiles. Lors des dernières éditions, on était un groupe de joueurs qui évoluaient ensemble depuis 10 ans. Mais je suis confiant quant à nos chances d’y arriver », conclut-il.



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