« Le PS ne doit pas s’effacer a priori derrière un écologiste »



Les écologistes l’ont emporté à Lyon, Bordeaux, Strasbourg… Comment analysez-vous leur percée aux municipales ?

Elle correspond à une attente d’une large partie de la population qui veut qu’on prenne en compte concrètement l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Cela s’était déjà vu aux européennes, cela s’est confirmé aux municipales. C’est une réalité aujourd’hui, et il faut y apporter une réponse.

Pensez-vous comme Emmanuel Macron qu’il y a d’un côté « l’écologie du mieux » et de l’autre « l’écologie du moins » ?

Je pense que la décroissance comme la sobriété sont incomprises par les classes populaires, qui les vivent comme injustes car leur quotidien est déjà difficile. L’écologie politique va être confrontée à cette réalité, on le voit déjà dans le débat entre Yannick Jadot et Eric Piolle. C’est un enjeu aussi pour le Parti socialiste ; ce n’est pas simplement un enjeu d’alliance avec ou sans les écologistes, mais une question politique. Mon désaccord avec la stratégie d’Olivier Faure porte sur le fond de cette question. Il faut une ligne politique avant toute alliance.

Radicaux ou pragmatiques : qui sont les nouveaux maires écolos ?

Le PS doit-il se ranger derrière un candidat écologiste à la présidentielle ?

Je ne pense pas que le PS doive s’effacer a priori derrière une ou un écologiste à la présidentielle. C’est beaucoup trop tôt. On ne sait même pas qui serait le ou la candidate. On met l’alliance avant le projet, c’est une erreur. Au Mans, j’





nouvelobs

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