Seattle refuse l’intervention d’agents fédéraux dans les manifestations



par Daniel Trotta

(Reuters) – Le maire de Seattle s’est opposé à l’arrivée d’agents fédéraux dans la plus grande ville de l’État de Washington en prévision des manifestations de ce week-end, estimant qu’il s’agissait d’une escalade inutile des tensions par l’administration Trump.

Une équipe de police fédérale aux frontières, dirigée par le département américain de la Sécurité intérieure, était « en attente » pour sécuriser les bâtiments fédéraux, ont déclaré jeudi des fonctionnaires américains.

La perspective de ce déploiement a enflammé les tensions entre le président républicain Donald Trump et les élus démocrates locaux sur le rôle de la police fédérale dans les manifestations.

« J’ai clairement indiqué au secrétaire d’État par intérim (Chad) Wolf que leur déploiement à Seattle – comme nous l’avons vu à Portland – porterait atteinte à la sécurité publique et briserait la confiance de la population », a déclaré le maire de Seattle, Jenny Durkan, sur Twitter jeudi dernier.

Au début du mois, les forces de l’ordre ont repris le contrôle de la « zone autonome » créée par des manifestants après la mort de George Floyd en mai lors de son interpellation par la police de Minneapolis.

Le gouverneur de l’Etat de Washington, Jay Inslee, a averti que les agents fédéraux pourraient « aggraver la situation et jeter de l’huile sur le feu ».

Plus tôt dans la journée, le département américain de la Justice a annoncé qu’il allait enquêter sur des brutalités présumées d’agents fédéraux contre des manifestants pacifistes à Portland.

Une enquête similaire va concerner l’intervention des forces de l’ordre dans la capitale fédérale Washington début juin.

(Version française Kate Entringer)



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