Msakni à la poursuite de ses rêves au Qatar



  • Msakni a offert la qualification à la Tunisie pour la Coupe du Monde de la FIFA 2018
  • Forfait en Russie à cause d’une blessure, il rêve désormais de disputer Qatar 2022
  • Au micro de FIFA.com, il évoque son expérience à Doha

Auteur d’un triplé sur la pelouse de la Guinée, Youssef Msakni a été le héros de la qualification de la Tunisie pour la Coupe du Monde de la FIFA 2018™ après 12 ans de disette. Mais le mauvais sort s’est jeté sur le capitaine au plus mauvais moment, une grave blessure au genou contractée sept semaines avant Russie 2018 le privant de la compétition. S’il a dû déclarer forfait, Msakni s’est tout de même rendu en Russie pour soutenir les siens qui ont décroché la deuxième victoire de leur histoire en Coupe du Monde, la première datant d’Argentine 1978.

« C’est évidemment difficile de rater sa chance de disputer une Coupe du Monde et de porter les couleurs de son pays à quelques semaines du plus grand événement sportif mondial », conçoit Msakni au micro de FIFA.com. « Ça peut porter un coup au moral d’un joueur qui manque de force de caractère, mais j’ai accepté la situation et je me suis dit que je serai présent la prochaine fois », alors que pointe à l’horizon le deuxième tour des qualifications africaines pour Qatar 2022™.

Le Qatar à l’heure internationale

Et le Qatar, Msakni connaît bien. Il évolue dans le championnat local avec Al-Duhail depuis 2013 et a vu sortir de terre les stades ultra-modernes qui accueilleront le tournoi mondial. « Je suis arrivé ici en 2013, trois ans après l’obtention de l’organisation de l’édition 2022 », confirme-t-il. « Depuis, la construction des stades ne s’est jamais arrêtée. Ça a été super de voir ça. Quand on a commencé à jouer dans les stades qui accueilleront des matches de la Coupe du Monde, ça m’a encore plus motivé à mener mon équipe nationale jusqu’ici. »

La Tunisie se retrouve dans le Groupe B qualificatif, avec la Zambie, la Mauritanie et la Guinée Équatoriale. Les Aigles de Carthage jouissent d’une plus grande expérience que leurs trois adversaires et sont la deuxième équipe africaine la mieux placée au Classement mondial FIFA/Coca Cola, 61 places devant la Zambie, leur plus proche concurrente, classée 88ème. « Le football africain a changé au cours des cinq dernières années. Il n’y a plus d’écart technique entre la plupart des équipes », tempère l’intéressé. « Nous devons respecter tout le monde et aborder chaque match comme une finale. Il n’y a pas de place à l’erreur. »

Tunisia's midfielder Youssef Msakni (L) vies for the ball with Egypt's midfielder Mohamed Salah (R)

L’expérience africaine

Après s’être remis de sa blessure, Msakni a repris son rôle de leader au sein de l’équipe nationale à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Égypte. Les trois matches nuls obtenus par les Tunisiens ont semé le doute quant à leur capacité à passer les huitièmes de finale pour lesquels ils se sont qualifiés en terminant deuxièmes du Groupe E. En phase à élimination directe, toutefois, Msakni et ses camarades ont changé de visage : ils ont éliminé le Ghana aux tirs au but après un nul 1-1 puis ont battu Madagascar 3-0 avant d’affronter le Sénégal en demi-finale. Un but encaissé en prolongation leur a coûté la qualification pour la finale.

« Oui, nous avons tiré des enseignements de cette expérience », promet le capitaine. « Les joueurs apprennent toujours d’une victoire et d’une défaite. Il y a toujours moyen d’apprendre quelque chose, de se concentrer sur les choses positives et d’éviter les points négatifs », souligne Msakni. ‘La leçon qu’on en a tiré, c’est qu’il y aura des moments dans ce genre de tournois, les phases finales africaines ou les qualifications internationales, où nous aurons besoin de patience et d’une bonne préparation pour être capables de gagner. Nous avons désormais la chance de progresser et d’être forts pour atteindre le dernier tour de qualifications et valider notre billet pour le Qatar. »

Des ambitions sans limites

Msakni n’a aucune intention de se reposer sur ses lauriers. Outre son envie de se qualifier pour Qatar 2022, il vise d’autres titres avec Al-Duhail. Déjà couronné champion du Qatar à deux reprises, il espère faire la passe de trois. « Un joueur ne réussira à rien s’il ne conserve pas son envie et s’il ne se fixe pas des objectifs personnels. À chaque début de saison avec Al-Duhail, mon objectif est de terminer premier. Nous allons poursuivre la Qatar Stars League dans les prochains jours. Il reste cinq journées et nous sommes les favoris, donc nous espérons bien décrocher à nouveau le titre. »

Après s’être forgé une belle réputation avec l’Espérance de Tunis, Msakni a pris son monde par surprise en ne tentant pas l’expérience en Europe. Il a préféré s’installer au Qatar où il va disputer sa huitième saison. « Tous les ans, je réalise que j’ai pris la bonne décision en partant pour le Qatar. Si c’était à refaire je prendrais la même décision. Le niveau de professionnalisme est très haut. De grands joueurs sont passés par ce championnat et ce n’est pas un hasard si le pays a décroché le titre en Coupe d’Asie de l’AFC 2019. La plupart des joueurs évolue dans ce championnat très compétitif. »

En lice pour le titre de champion, la Coupe de l’Émir et la Ligue des champions de l’AFC, il reste trois mois à Al-Duhail pour entrer à nouveau dans la gloire. La Tunisie, elle, encore deux ans pour se préparer à écrire son histoire au Qatar.





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