Robert Ménard, le maire de Béziers, visé par une enquête pour corruption


Robert Ménard, le maire de Béziers, réélu au premier tour des dernières élections municipales et proche du Rassemblement national, est visé par une enquête pour corruption et abus de biens sociaux, selon une information du « Canard enchaîné », confirmée à l’AFP ce mercredi 22 juillet, par la procureure de Marseille Dominique Laurens.

Cette enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille et vise également le promoteur immobilier Socri Reim, a ajouté la procureure. Selon l’hebdomadaire satirique, les investigations, lancées en mai 2019, portent sur deux opérations de communication de Robert Ménard. Des soupçons démentis par l’élu et l’entreprise.

« Des accusations mensongères »

En 2017, Socri Reim aurait versé 25 656 euros pour un meeting de l’élu et aurait financé un clip et une plaquette favorable à la mairie. La même année, le promoteur a obtenu un terrain pour construire un complexe hôtelier dans le quartier de l’Hours, à Béziers.

Comment Robert Ménard a fait de Béziers son labo du populisme

« La seule construction jamais réalisée par le groupe à Béziers a été celle du Polygone. Un centre commercial ouvert… en 2010, avant l’élection de Robert Ménard », a répondu l’élu dans un communiqué transmis à l’AFP, évoquant des « accusations mensongères », des « insinuations » et des « approximations ».

Toujours selon « le Canard », en 2018, le promoteur aurait également investi 23 500 euros dans un projet de site internet municipal qui n’a pas vu le jour.

« Aucun cadeau »

« En fait de cadeaux que “le Canard enchaîné” croit déballer, nous avons donc une plaquette pour attirer de potentiels investisseurs payée (et donc utilisée) par la ville, un clip commercial sur Béziers et ses alentours, réalisé par une entreprise qui veut promouvoir le territoire sur lequel elle intervient et, finalement, un projet avorté de site internet. On le répète : aucun cadeau à l’horizon. Dans ces conditions, où est la corruption ? », insiste le maire de Béziers qui assure n’avoir jamais été informé de l’ouverture de cette enquête.

Le groupe Socri Reim, lui aussi, « conteste l’intégralité des accusations ». « Opérant dans de nombreux territoires, le groupe assure systématiquement, comme acteur économique, des opérations de promotion des villes et de leurs territoires, visant à valoriser l’attractivité de ses activités et de ses actifs, dans l’intérêt premier de l’entreprise », a indiqué à l’AFP l’entreprise dirigée par Nicolas Chambon en rappelant que « toutes les opérations du groupe ont été, sont et seront menées de manière transparente ».





nouvelobs

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