A Wall Street, le Dow Jones conserve son élan de la veille



L’indice vedette de la Bourse de New York progressait mardi en début de séance, porté par la dynamique de la veille, dans un marché qui continuait de suivre les résultats trimestriels de grandes entreprises.

Vers 14H10 GMT, le Dow Jones Industrial Average, prenait 1,17% à 26.992,50 points.

L’indice élargi S&P 500 gagnait 0,65% à 3.272,82 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait en revanche 0,05% à 10.761,56 points, soufflant un peu après avoir atteint un record la veille.

Wall Street avait débuté la semaine en hausse lundi, profitant de la bonne forme des géants technologiques américains, en particulier Amazon, et de nouvelles rassurantes sur le développement d’un vaccin contre le nouveau coronavirus. Le Dow Jones avait grappillé 0,03% et le Nasdaq avait grimpé de 2,51%.

« Les cas de contaminations au Covid-19 continuent de progresser dans le Sud et l’Ouest des Etats-Unis, mais les courtiers gardent bien à l’esprit ce matin de bonnes nouvelles sur le front du vaccin », note Chris Low de FHN Financial.

Deux projets de vaccin, un britannique et un chinois, ont en effet produit une réponse immunitaire importante, selon les résultats de deux essais cliniques distincts, publiés lundi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Le gouvernement britannique a de son côté annoncé un accord portant sur 90 millions de doses de deux vaccins en cours de développement contre le Covid-19 – celui de l’alliance germano-américaine BioNTech/Pfizer et celui du laboratoire français Valneva.

La place new-yorkaise continuait par ailleurs de digérer les résultats trimestriels de grands groupes américains, dont le géant de l’informatique IBM (+2,01%), qui a fait mieux que prévu lundi soir, ou Coca-Cola (+3,34%), dont les perspectives pour le reste de l’année ont semblé rassurer les investisseurs mardi matin.

– Accord de l’UE –

Les acteurs du marché saluaient également le plan de relance de l’Union Européenne.

Au terme d’un sommet marathon, les dirigeants européens ont conclu mardi à l’aube un accord historique destiné à soutenir leurs économies frappées par la crise du coronavirus, basé pour la première fois sur une dette commune.

Ce paquet prévoit un fonds de 750 milliards d’euros, dont 390 milliards de subventions, allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie.

Aux Etats-Unis, les négociations entre Démocrates et Républicains étaient toujours âpres autour du deuxième volet des mesures d’aide.

Le chef des Républicains à la Chambre des Représentants, Kevin McCarthy, a affirmé mardi matin sur la chaîne d’informations financières CNBC que le Congrès ne s’accorderait sans doute pas sur un texte avant août.

Cela signifierait notamment la fin d’un mesure qui prévoit le versement hebdomadaire de 600 dollars supplémentaires aux chômeurs américains et qui expire à la fin du mois.

Parmi les autres valeurs du jour, le marchand d’armes Lockheed Martin (+2,79%) a prouvé mardi qu’il ne connaissait pas la crise en affichant des résultats bien meilleurs que prévu au deuxième trimestre et en revoyant à la hausse ses objectifs financiers pour l’ensemble de l’année.

Le spécialiste du luxe Tapestry, maison mère des marques Coach New York, Kate Spade New York et Stuart Weitzmann, grimpait de 4,46% après avoir annoncé le départ de son PDG, Jide Zeitlin, pour « raisons personnelles ». Le groupe, qui doit faire part de ses résultats trimestriels le 13 août, a indiqué qu’il avait revu à la hausse ses attentes.

Le géant américain des enchères en ligne eBay (-2,52%) a confirmé le rachat de certains de ses actifs par le spécialiste norvégien des annonces en ligne Adevinta, maison-mère de Leboncoin, pour près de 9,2 milliards de dollars (8 milliards d’euros).

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine baissait à 0,6036% contre 0,6102% à la clôture de lundi.



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